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L’histoire
En pleine deuxième guerre mondiale, les forces américaines sont mises à mal par le contre-espionnage japonais qui décrypte tous les messages militaires. Toutes les méthodes de cryptage s’avèrent inefficaces. L’enrôlement d’indiens Navajos va changer la donne. Ces recrues vont être formées à l’usage d’un code basé sur leur langue maternelle. Mais tout à un prix. En aucun cas, des " code talkers " ne doivent être capturés par l’ennemi. Durant la bataille de Saïpan, en 1944, deux Marines, Enders et Anderson, vont être chagés de la protection de deux Navajos, Yahzee et Whitehorse. Les ordres sont simples : protéger les codes à tout prix quitte à sacrifier les porteurs.
Notre avis
John Woo n’a plus besoin de prouver son talent de réalisateur. Le cinéaste, né à Canton et élevé à Hongkong, a signé quelques-uns des plus gros succès américains de ces dernières années. C’est avec grande impatience que l’on attendait son quatrième film hollywoodien. Mais il semble que Woo ait sacrifié son âme sur l’hôtel du film de commande américain. D’autant que s’essayer au film de guerre est plutôt "casse-gueule". S’il parvient à éviter certains clichés du genre, comme la présentation des nombreux personnages, il n’évite pas les sempiternels plans sur la bannière étoilée et autres hommages à la grandeur de l’Amérique. Si les scènes de guerre sont captivantes et franchement réussies, on ne peut pas en dire autant des transitions, lorsque les hommes se reposent. Certaines frisent parfois le ridicule tout comme par moment la musique de James Horner. Mais les amateurs du genre devraient facilement se laisser séduire par ce film divertissant et parfois touchant. Notons le bon casting qui met une nouvelle fois en valeur Nicolas Cage ce qui n’empêche pas de révéler Adam Beach.
Notes
L’utilisation de la langue Navajo pour relayer les informations des unités combattantes au centre de commandement fut une clé de la réussite des campagnes américaines durant la seconde guerre mondiale. Le "code talkers" utilise un vocabulaire de base Navajo pour symboliser 211 termes ou tournures militaires. Les Japonais ne purent jamais décrypter les messages envoyés par les Indiens recrutés par les Marines. Il était indéchiffrable en raison de la complexité de la langue mais aussi parce qu’il s’agit d’un langage purement oral. Moins d’une trentaine de " non-Navajos " maîtrisaient cette langue à l’époque.
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