Vive émotion après la mort de cinq pompiers

Par A.G., le 16 septembre 2002 à 09h53 , mis à jour le 16 septembre 2002 à 10h05

Les hommages aux cinq pompiers décédés en exercice samedi soir à Neuilly affluent à la caserne de Champerret. Une minute de silence a été respectée dans toute les casernes de France ce matin.

pompiers neuilly © INTERNE

Sur le toit de la caserne, le drapeau tricolore est en berne. A l'extérieur, les gerbes de fleurs s’amoncellent le long des murs. Un hommage spontané des habitants et badauds aux cinq soldats du feu de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris morts accidentellement samedi soir dans une intervention à Neuilly-sur-Seine. Sergent Thomas Gabreau, caporal Matthieu Irigoin, sapeur Benoît Larminier, caporal Romuald Mottin et caporal Gwenaël Pilorge : ils avaient entre 22 et 27 ans. L’un d’entre eux venait tout juste de se marier. A huit heures ce matin, une minute de silence a été respectée en leur nom dans toute les casernes de France. Une chapelle ardente, ouverte au public, devait être dressée à partir de 18h30 à la caserne où travaillaient les cinq pompiers.

Jacques Chirac, qui s’est rendu durant le week-end à l'hôpital Percy pour s'incliner devant les dépouilles des victimes, a exprimé sa "vive émotion" et a rendu "hommage au courage extraordinaire de ces hommes qui ont trouvé la mort au coeur de leur jeunesse, en se portant au secours d'autres vies". Nicolas Sarkozy, ancien maire de Neuilly, le préfet de police Jean-Paul Proust et le maire de Paris, Bertrand Delanoë ont également exprimé leur profonde émotion et salué le courage des victimes.

Victimes du " Flash-over "

Appelés pour un banal "feu de chambre", au sixième étage d'un immeuble qui en compte sept au 43, avenue Sainte-Foy, ils ont été soufflés par deux explosions successives. La cause de ces violentes déflagrations serait une lente combustion, sans flamme (probablement de la literie), qui a "eu pour effet d'accumuler dans la pièce en très grande quantité des gaz imbrûlés portés à très haute température". Ce sont ces poches de gaz qui ont explosé lorsque les pompiers ont ouvert les portes. Ce phénomène a un nom, bien connu des hommes du feu : le flash-over. Dans le cas présent, la configuration des lieux - un couloir étroit de 60 centimètres - a provoqué une amplification des effets des explosions.

Les locataires de la chambre de bonne de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), un polonais et sa fille, ont été présentés lundi en fin d'après midi au parquet de Nanterre où ils devraient être mis en examen pour "homicides involontaires aggravés", apprend on de source judiciaire.

Par A.G. le 16 septembre 2002 à 09:53
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