© INTERNELe rapport réalisé par l'inspection générale de la Ville de Paris à la demande du maire PS de la capitale Bertrand Delanoë sur les " frais de bouche " du couple Chirac n’aura a priori pas de suite. "Une première série de faits ne peuvent être qualifiés pénalement. Pour ceux susceptibles de recevoir une qualification pénale, certains sont couverts par la prescription. Pour les autres, des poursuites pénales ne sont pas envisageables, les éléments rassemblés dans le rapport ne permettant pas de caractériser d'infractions" explique le parquet de Paris.
Début juillet, Bertrand Delanoë avait opté pour une transmission simple au parquet et n'avait pas déposé plainte. Le conseiller Vert de la capitale Alain Riou a estimé mardi que le maire de Paris était "maintenant au pied du mur". "Si la ville de Paris avait porté plainte contre X avec constitution de partie civile, un juge d'instruction aurait été désigné et on ne tournerait pas en rond", a-t-il affirmé. "La justice est suffisamment lente pour que les politiques de tout bord ne se mêlent pas de la ralentir davantage", a-t-il ajouté.
Révélé par le " Canard enchaîné "
Selon des extraits d'un rapport provisoire, publiés début avril par le Canard Enchaîné, environ 14 millions de francs (2,13 millions d'euros) auraient été affectés, entre 1987 et 1995, à l'alimentation de Jacques et Bernadette Chirac ainsi qu'aux réceptions qu'ils organisaient. Sur ce total, 9,5 millions de francs (1,4 million d'euros), auraient été réglés en liquide. D'après les conclusions divulguées par l'hebdomadaire, les enquêteurs soulignaient notamment que les factures payées par la ville regroupaient "un ensemble divers de charges liées, d'une part aux réceptions données par le maire (...) d'autre part à ses repas personnels ainsi qu'à ceux de sa famille lorsqu'il habitait à l'Hôtel de Ville".
Les enquêteurs s'interrogeaient en outre sur l'existence d'éventuelles factures de complaisance ne correspondant pas à des achats réels. Interrogé le 2 avril sur ce dossier, soit trois semaines avant le premier tour de l'élection présidentielle, M. Chirac avait affirmé que les dépenses de la questure de Paris étaient "les plus réglementées, vérifiées (...) que l'on puisse imaginer". "Si pour des raisons que j'ignore, il y a eu dans les services des cas de malversations ou de dysfonctionnements, alors il appartient à la Ville de Paris de porter plainte. Mais ce n'est pas à moi de répondre sur ce sujet", avait-il ajouté.
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