© INTERNEInvité lundi soir de LCI, le Premier ministre est sorti du cadre hexagonal pour s'impliquer dans les dossiers internationaux, appelant notamment au "dialogue" dans le conflit tchétchène. "Le pire a été évité, mais le bilan a été très lourd", a-t-il dit en commentant l'assaut donné par les forces spéciales russes. "La France a déjà dit et nous redisons que la seule issue à cette tension guerrière, c'est le dialogue politique", a-t-il souligné.
Pendant trente minutes, Jean-Pierre Raffarin s'est ensuite attaché à faire de la "pégagogie" sur l'Europe et son élargissement à 25 à l'horizon 2004. "Je vais m'engager personnellement pour que l'année 2003 soit une année où vraiment on va lancer un grand débat sur l'avenir des institutions" européennes, a-t-il promis. Il faut que "les Français disent de quelle Europe ils veulent et ce qu'ils ont sur le coeur".
A ses yeux, une Europe élargie et comptant "presque deux fois plus d'habitants que les Etats-Unis" constitue la réponse à la mondialisation. Critiquant vivement le gouvernement précédent, Jean-Pierre Raffarin a estimé que sous Lionel Jospin, les relations franco-allemandes étaient "peu fertiles".
"Depuis la fin de la cohabitation, où la France était peu entendue (...) avec un système politique peu crédible (...) notre pays est de retour sur la scène internationale", a-t-il dit. Il s'est félicité du "renouveau" des relations avec Berlin illustré par l'accord entre Jacques Chirac et Gerhard Schroeder sur la Politique agricole commune au sommet de Bruxelles. Dans le débat sur la future architecture institutionnelle de l'Europe, le Premier ministre s'est prononcé pour une présidence européenne d'une durée supérieure aux six mois actuels.
L'autorité républicaine, une priorité
Revenant sur le terrain intérieur, Jean-Pierre Raffarin a assuré : "Nous faisons en sorte que l'autorité républicaine soit la priorité du gouvernement pour défendre la sécurité intérieure et extérieure, pour défendre des moyens nouveaux à donner à la justice." Tout en se félicitant de l'action de Nicolas Sarkozy, à qui il a réitéré sa "confiance", le chef du gouvernement a tenu à ne pas le singulariser et a adressé un satisfectit général à son équipe.
"S'agissant des chantiers qui l'attendent, il a souligné l'urgence d'une réforme des retraites sur laquelle il entend oeuvrer dès le début 2003. Il a aussi clairement fait savoir qu'une réforme de l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF), destinée à en alléger le poids comme le souhaite une bonne partie de la majorité, n'était pas non plus la "priorité du gouvernement".
Retour MYTF1
Chargement en cours...




