© INTERNEEst-ce l’adieu aux armes pour Philippe Séguin ? En tout cas, l’annonce vendredi de sa démission du Conseil de Paris résonne comme un retrait de la vie politique. D’autant qu’un nouveau poste l’attend, très différent de la vie d’élu qu’il a connue jusqu’à présent : Philippe Séguin a été nommé administrateur du BIT (Bureau International du Travail) et devrait prendre ses fonctions au début du mois de novembre à Genève.
La décision du président du groupe RPR au Conseil de Paris semble sonner la fin de ses ambitions parisiennes. Elle a été annoncée officiellement une heure avant la constitution du groupe UMP municipal. L’assemblée constitutive du groupe UMP avait pour but de réunir l’opposition municipale sous une même bannière et de définir les statuts du groupe. Elle a vu l'élection de Claude Goasguen comme président du nouveau groupe municipal, qui rassemble désormais les 33 RPR, 12 DL, 4 non-inscrits et 7 des 9 Ensemble pour Paris, les deux RPF tibéristes ayant annoncé qu'ils ne rejoignaient pas l'UMP. Claude Goasguen va avoir à présent la tâche ardue de réconcilier et reconstruire une opposition résolue au maire PS Bertrand Delanoë, qui a eu jusqu'à aujourd'hui plus de mal avec ses alliés Verts qu'avec ses adversaires de droite.
"Ça n'avait plus de sens"
Philippe Séguin était entré au Conseil de Paris comme élu de cet arrondissement après avoir tenté en vain de garder à droite la mairie de Paris, gagnée en mars 2001 par la gauche plurielle. Il avait échoué après une campagne électorale extrêmement difficile où il avait été en butte notamment à la candidature "dissidente" du maire sortant Jean Tiberi. "Il a assumé sa mission de président du groupe RPR jusqu'au bout mais ça n'avait plus de sens pour lui de rester dans le groupe UMP alors qu'on ne peut pas dire qu'il soit un fanatique de cette union, ou de se mettre dans les non-inscrits. Il a fait un choix de dignité", relève un de ses proches.
Photo d’ouverture : Philippe Séguin - AFP
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