© INTERNETrop de taxes tue le produit. C'est en substance l'argument développé jeudi soir par le ministre délégué au Budget devant les députés. Doubler les taxes prélevées sur les producteurs et distributeurs de films pornos "reviendrait", selon Alain Lambert, "à une interdiction de fait". Un discours qui a finalement été entendu par Charles de Courson (UDF), l'auteur d'un amendement en ce sens qui avait été adopté la semaine dernière par la commission des Finances.
Le texte, discuté lors de l'examen du projet de budget pour 2003, proposait notamment de porter de 33% à 60% le prélèvement spécial perçu sur les bénéfices qui résultent "de la production, de la distribution ou de la représentation de films pornographiques ou d'incitation à la violence". Une initiative destinée à "montrer que ceux qui produisent de tels films doivent, de temps en temps, se poser une question simple : quelles sont les conséquences des produits que je mets sur le marché ?", affirmait son auteur.
"Cela ne relève pas du budget"
Auteur d'une proposition de loi visant à interdire la diffusion de films pornos à la télévision, Christine Boutin s'est aussi opposée à l'amendement de M. de Courson, estimant que les parlementaires avaient une "responsabilité politique à prendre" qui "ne relève pas du budget". Passé sous silence lors de la discussion budgétaire, le projet pourrait donc revoir le jour plus tard sous une autre forme.
Photo AFP : Envy, une star du porno, lors des Hot d'Or, le 16 mai 2000.
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