© INTERNELes Parisiens qui n'ont pas pris de vacances peuvent le constater : la police ne chôme pas non plus et les contrôles routiers dans la capitale n'ont pas baissé en intensité. Radars, alcootests, vérification des papiers, l'automobiliste ne peut plus conserver ses mauvaises habitudes sans être sanctionné tôt ou tard. Et la présence des forces de l'ordre est la même en province, notamment sur les grands axes.
Déclaré "pathologie nationale" par Jean-Pierre Raffarin, l'insécurité routière est devenue l'une des priorités gouvernementales. Et la période de Noël et du Jour de l'An est particulièrement sensible, notamment pour les jeunes. Fêtes tardives et alcool forment un cocktail tristement classique qui explique bon nombre d'accidents souvent meurtriers. Ce Noël aura ainsi été fatal à un adolescent de 17 ans qui a également grièvement blessé trois de ses amis à la sortie d'une boîte.
Cette année, les forces de l'ordre ont déployé sur tout le territoire un dispositif de sécurité spécial. A Paris, le préfet de police a prévenu la semaine dernière : les contrôles routiers seront multipliés dans la nuit du 31. Des "consignes d'une extrême fermeté" ont été données pour réprimer les délits de vitesse et d'alcoolémie exagérés. Au delà de la répression, une bonne nouvelle : les fêtards pourront utiliser le métro et le RER, exceptionnellement gratuits à partir de 17h00 et en service toute la nuit. Côté sécurité, plus de 900 policiers supplémentaires seront déployés sur le réseau de la RATP et de la SNCF en Ile-de-France.
Priorité à l'alcoolémie dans le Rhône
Dans le Rhône, même dispositif spécial pour le réveillon. La préfecture a mobilisé 700 policiers et gendarmes, soit l'effectif d'une week-end de grand départ. "Notre priorité est le contrôle de l'alcoolémie à la sortie des boîtes de nuit" explique-t-on. Interrogé par tf1.r, un commissaire de police lyonnais explique que progressivement, prévention et répression portent leurs fruits. Lors d'une vaste opération alcootest autour du 24 décembre, seules 3 personnes ont été verbalisées sur 115 conducteurs testés, "un chiffre encourageant" affirme-t-il. Quant à la courte garde à vue en cas d'alcoolémie supérieure à 0,39 g d'alcool dans le sang, "elle marque pour longtemps le contrevenant" précise-t-il.
Des "nuits sans alcool"
Dans d'autres régions, en liaison avec certaines discothèques, des associations aident les jeunes à se répartir les rôles, comme on le fait depuis longtemps dans les pays nordiques : celui qui conduira au retour se voit remettre dès l'arrivée un bracelet et promet de ne pas boire d'alcool. En fin de soirée, il ne pourra reprendre son véhicule qu'après un alcootest. Et les jeunes se prêtent plutôt bien à cette initiative, malheureusement trop peu répandue.
Les habitants d'Indre-et-Loire pourront eux fêter la Saint-Sylvestre sans se soucier de leur taux d'alcoolémie puisqu'ils auront la possibilité de se faire raccompagner de soirées gratuitement avec l'opération "hep chauffeur". Des bénévoles vont se transformer en chauffeurs le 1er janvier de 00H00 à 08H00 du matin dans tout le département.
Pas de menace terroriste précise |
Outre l'insécurité routière, le ministère de l'Intérieur agit également pour rassurer les Français. Quelque 5.500 policiers, gendarmes et militaires assurent la surveillance des rues de Paris pendant les fêtes de fin d'année. Pour la nuit de la St Sylvestre, 1.000 hommes supplémentaires viendront s'ajouter à ce dispositif. Interrogé sur la menace terroriste, le préfet de Paris Jean-Paul Proust estime qu'"elle est pour moi identique à celle que l'on pouvait connaitre l'an dernier où on était encore sous le coup des attentats du 11 eptembre. C'est une menace permanente, mais il n'y a pas eu de menace particulière pour cette période". |
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