© INTERNEImages de populations se préparant aux bombardements, de navires de guerre patrouillant dans le Golfe, de soldats à l’entraînement… Comme les adultes, les enfants assistent aux préparatifs da la guerre en Irak. Comment répondre à leurs questions ? Que faire s’ils font preuve d’anxiété ? Pour le docteur Alain Braconnier, pédo-psychiatre à Paris, plusieurs cas de figure se présentent.
Si votre enfant ne pose pas de questions et ne semble pas intéressé par le sujet, ce n’est pas la peine de le forcer à voir des images et à aborder le sujet. " La plupart des enfants vivent dans l’immédiat, le concret et pour l’instant la guerre n’est encore qu’une hypothèse. Ces enfants se manifesteront quand la guerre sera déclarée. Là ce sera du concret. Comme après le 11 septembre où les enfants en parlaient beaucoup et faisaient des dessins sur cette catastrophe ".
S’il pose des questions, il faut lui expliquer calmement et simplement ce qu’il voit ou entend. Bien évidemment avec des mots qui correspondent à son âge. Si votre enfant est d’une nature anxieuse, vous devrez être très attentif à son attitude. Certains de ces enfants vont vouloir tout connaître du sujet, c’est une espèce de fascination. A l’inverse les autres vont totalement occulter le sujet. "Chez l’enfant anxieux, précise le pédo-psychiatre, il est même préférable de prendre les devants en le rassurant, en lui disant notamment que cela va se passer dans un pays situé loin de la France. Changez-lui les idées en lui parlant de choses positives ".
Les enfants ne sont pas forcément plus sensibles à ce genre d’événements. En fait, un enfant, qui n’est pas spécialement anxieux, va calquer son attitude sur celle de ses parents. "C’est pourquoi vous ne devez pas exprimer devant lui un éventuel désaccord sur le sujet, au sein de votre couple. Ne lui manifestez pas votre propre anxiété" conseille Alain Braconnier. Un enfant est extrêmement sensible à la manière dont ses parents vivent ou ressentent un événement.
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