Richard Berry, à hauteur d'enfant

Par Olivier CORRIEZ avec AFP, le 09 avril 2003 à 06h00 , mis à jour le 08 avril 2003 à 19h50

Les comédies françaises ont le vent en poupe. Après celles sorties la semaine dernière, voici "Moi César..." de Richard Berry. A suivre également ce mercredi "Destination finale 2" et "Dina".

Richard Berry et ses jeunes acteurs de MOI CESAR © INTERNE

Richard Berry signe avec Moi César, 10 ans 1/2, 1m39, son deuxième film en tant que réalisateur. Après L'Art (délicat) de la séduction, il s'intéresse aux tracas quotidiens d'un jeune garçon qui se prénomme donc César, qui a 10 ans et des brouettes et qui mesure la taille inscrite dans le titre. C'est Jules Sitruk, découvert dans Monsieur Batignole de Gérard Jugnot, qui incarne ce gosse, un peu bouboule, qui raffole des gâteaux et de Sarah, la plus jolie fille de l'école, interprétée par Joséphine Berry, la fille du réalisateur. César entend ses parents (Maria de Medeiros et Jean-Philippe Ecoffey) chuchoter des secrets d'adultes et s'invente une série noire. Pour aider Morgan, son meilleur ami, à retrouver son père, Sarah et César vont l'accompagner dans une virée clandestine à Londres, semant l'émoi dans les familles. Pour son deuxième long métrage, Richard Berry a filmé à hauteur de môme les 400 coups de César, qui commente en voix off le monde assez incompréhensible des adultes. Une belle comédie qui devrait emballer le public.

Destination finale 2

Dans un tout autre genre, les amateurs de fantastique et d'épouvante se régaleront avec le deuxième volet de Destination finale. Cette suite reprend le schéma du premier opus : un groupe de personnes échappe à la mort qui est décidée à les rattraper vite fait. Kimberley décide de partir en week-end avec trois amis. Sur la route, elle a une étrange prémonition : un effroyable accident va se produire et la tuer avec d'autres personnes. Pour éviter le scénario catastrophe, elle bloque la bretelle d'autoroute où elle se trouve et assiste impuissante et terrifiée au carambolage. Mais la grande faucheuse n'a pas dit son dernier mot. Les rescapés vont devoir déjouer la mort avec l'aide de la survivante du premier film Clear Rivers. Forts du succès du premier film, les producteurs et scénaristes du second semblent avoir été inspirés. Entre frayeurs et rires nerveux, la tension ne retombe pas pendant une heure et demi. A voir à partir de 12 ans.

Dina

Avant d'être un film, Dina a été un best-seller de la littérature. Le roman de Herbjorg Wassmo est adapté pour le cinéma par Ole Bornedal à qui l'on doit notamment Le Veilleur de nuit et son remake américain. Le réalisateur norvégien dresse le portrait d'une jeune femme exaltée au cœur de la Norvège du XIXe siècle. A l'âge de 8 ans, Dina est à l'origine d'un tragique accident dans lequel périt sa mère. Rejetée par son père, elle grandit en sauvageonne mais découvre le violoncelle grâce à son tuteur. Devenue une jeune femme entière et imprévisible, à la fois dérangeante et fascinante, Dina exerce un pouvoir dévastateur sur les hommes de son entourage, de Jacob, le mari que lui impose un mariage arrangé, à l'anarchiste Leo, l'insaisissable amant... Signalons que Gérard Depardieu apparaît dans le film. L'acteur est omniprésent dans les salles actuellement. Après Le Pacte du silence, il sera la semaine prochaine à l'affiche de Bon voyage de Jean-Paul Rappeneau et Wanted de Brad Mirman.

Photo : Richard Berry et ses jeunes comédiens de "Moi César...", Mabo Kouyaté, Jules Sitruk et Joséphine Berry

Par Olivier CORRIEZ avec AFP le 09 avril 2003 à 06:00
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience