© INTERNELe ministre de la Justice, Dominique Perben, s'explique jeudi sur le remplacement du procureur général de Toulouse (notre lien), dans une interview accordée au Figaro. Le garde des Sceaux y déclare n'avoir pas été informé "de façon satisfaisante" des développements de l'affaire Alègre par le parquet général de Toulouse.
Espérant qu'il "ne s'agit que d'un dysfonctionnement" et qu'on ne lui a pas sciemment caché des choses, le ministre présente le remplacement comme "une décision prise dans l'intérêt du service, et non d'une sanction disciplinaire". "Jean Volff n'a pas été relevé de ses fonctions parce que son nom a été cité dans le dossier", assure-t-il.
Perte de confiance
En outre, "il n'existe plus de relation de confiance entre le procureur et le procureur général", estime le Garde des Sceaux qui se fonde sur le rapport de l'inspecteur général des services judiciaires, envoyé la semaine dernière dans la Ville rose.
M. Perben précise également avoir "demandé au procureur général d'ouvrir une enquête sur ce qui s'apparente à des violations répétées du secret de l'instruction". "Beaucoup de gens parlent dans cette affaire : c'est pour moi inacceptable", estime le ministre.
Enfin, sur un éventuel dépaysement de l'affaire, M. Perben dit attendre l'avis "rapide" du nouveau procureur général, Michel Barrau. "Cette mesure (…) a pour inconvénient d'occasionner une perte de temps. C'est aussi une forme de suspicion à l'égard des magistrats et des services d'enquête. Pareille décision doit donc reposer sur des motifs sérieux", conclut-il.
(Photo : Dominique Perben)
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