© INTERNELars von Trier et Cannes, c'est une belle histoire d'amour. Il vient pour la première fois en 1984 en compétition avec Element of Crime puis avec Epidemic (Un certain regard, 87), Europa (compétition, 91), Breaking the Waves (compétition, 96), Les Idiots (compétition, 98) et Dancing in the Dark, Palme d'Or en 2000. Cette année-là, le réalisateur danois créé l'événement en faisant confiance à Bjork qui crevait alors l'écran et repartait avec un prix d'interprétation. Pour son nouveau long métrage, Dogville, c'est Nicole Kidman qu'il met en scène. Un soir, dans les années 30, des coups de feu retentissent dans une petite ville des Rocheuses. Grace, une belle femme prise de panique, monte en courant un chemin de montagne. Elle est arrêtée par un autochtone prénommé Tom. Elle explique qu'elle est traquée par des gangsters. L'homme, charmé, va l'abriter pour la nuit. Avec Dogville, Lars von Trier débute une nouvelle trilogie, intitulée USA, dont le second volet, Mandalay, toujours avec Nicole Kidman, entrera en production cet été.
Le réalisateur brésilien Hector Babenco est de retour en compétition cannoise cinq ans après Cœur allumé. Avec Carandiru, il semble revenir à l'esprit de ses films les plus connus Pixote, la loi du plus faible et Le Baiser de la femme araignée (prix d'interprétation en 1985 pour William Hurt). Le film, inspiré d'événements authentiques, relate la vie carcérale au sein de la plus grande prison d'Amérique latine. Ces événements sont narrés dans le best-seller de Drauzio Varella, médecin du pénitencier de Carandiru, qui a été témoin du massacre de 111 personnes par la police en 1992 suite à une révolte. Un film que l'on annonce choc et violent.
-> A suivre mardi : en compétition Akarui Mirai du Japonais Kiyoshi Kurosawa et Tiresia du Français Bertrand Bonello. Hors compétition, Le temps du loup de l'Autrichien Michael Haneke.
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