© INTERNELes socialistes réunis en congrès à Dijon ont affiché leur opposition ferme au projet de réforme des retraites du gouvernement Raffarin tout en voulant faire entendre leurs propositions alternatives.
Pour une TGM le 25 mai
L'événement de la journée de samedi a été l'accueil enthousiaste que les congressistes socialistes ont réservé au secrétaire général de la CGT Bernard Thibault qui a fait son entrée sous les ovations d'une salle debout. "Je n'ai pas de message particulier à faire passer, je réponds à une invitation du Parti socialiste", a juste déclaré le dirigeant cégétiste. Il s'est tout de même retrouvé sur un point avec les dirigeants du PS : l'appel à intensifier la mobilisation contre le plan gouvernemental sur les retraites.
Gérard Filoche, du courant du Nouveau PS, a souhaité une "TGM, très grande manifestation" le 25 mai. "Il faut que parte du congrès socialiste un message clair : la lutte continue !", a lancé Jean-Luc Mélenchon, au nom du Nouveau Monde, tandis que Laurent Fabius n'a pas exclu de demander un référendum. Se refusant à commenter le compromis accepté par le leader de la CFDT François Chérèque, invité mais qui n'est pas venu au congrès, François Hollande a estimé que "le mouvement ne va pas s'affaiblir" car "il agrège des mécontentements multiples".
"Insécurité sociale"
"C'est l'insécurité sociale qui a envahi notre pays", a affirmé Dominique Strauss-Kahn qui a chiffré à 13 milliards d'euros le coût annuel du "plan Fillon" et à 18 milliards les baisses d'impôt promises. Le premier secrétaire a insisté sur le rôle du PS en tant que "première force d'opposition" de "dire clairement non au projet Raffarin des retraites, au projet Ferry sur l'Education nationale, au projet Mattei sur la santé". "Mais c'est aussi de faire des propositions", a-t-il ajouté.
Le chef de file des députés PS Jean-Marc Ayrault a ainsi esquissé une "autre réforme" des retraites "qui préserve la retraite à 60 ans à taux plein, garantit les niveaux de pension, prend en compte la pénibilité des métiers" et "qui repose sur un financement juste et efficace par une augmentation des cotisations, un prélèvement sur l'ensemble des revenus du patrimoine et du capital". Pour François Hollande, "il faudra augmenter les cotisations" et notamment la CSG, dont "un point de hausse équivaut à deux années supplémentaires de cotisations". Les socialistes sont cependant loin d'être unanimes sur ce sujet. Gérard Filoche s'est ainsi fait largement applaudir en demandant un retour à "37,5 annuités pour tous", une proposition qui n'est reprise par aucune motion d'orientation.
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