© INTERNEUn an après un 1er mai 2002 chahuté par les puissantes manifestations de l'entre-deux tours de la présidentielle, le traditionnel défilé du 1er mai du Front national attiré entre 3.500 personnes (contre 10.000 en 2002), selon la police, et 15.000 personnes (contre 100.000 en 2002), selon les organisateurs. En tête du cortège, Marine Le Pen et Bruno Gollnisch, qui se battent pour la succession de Jean-Marie Le Pen, ont tenté d'afficher leur bonne entente.
Un peu plus tard, délaissant le discours un peu plus lisse véhiculé notamment par sa fille qui affirmait mercredi sur LCI qu'elle respectait l'islam comme "religion de Françaises"-, le leader du FN s'est fait acclamer en reprenant la plupart de ses thèmes. Il a d'abord ironisé sur le maire de Paris Bertrand Delanoë "en train d'inaugurer une nouvelle plaque sur le pont du Carrousel pour commémorer la mort d'un malheureux marocain jeté à l'eau". Ce pont "va bientôt ressembler à nos grands sites religieux puisqu'il semble que chaque année un ex-voto nouveau soit ajouté pour remercier les petits voyous qui permettent chaque année de diffamer le Front national" a-t-il lancé, avant d'évoquer "la boutonnière" de Bertrand Delanoë, qui "lui fut faite par un de ses amis politiques", allusion à l'attentat du 6 octobre contre le maire de Paris.
"Préférence nationale"
Une part importante de son discours a été consacrée à la "préférence nationale", qu'il veut inscrire dans la Constitution, et à la lutte contre "l'immigration de masse", le "plus grave danger que nous courons". "On ne conçoit pas que la frontière soit encore ouverte à certaines introductions d'ouvriers étrangers, la première mesure qui s'impose est la fermeture des frontières" a-t-il déclaré.
Il a également dénoncé la prime de naissance attribuée sans condition de nationalité qui "constitue donc de ce fait un nouveau mécanisme d'aspiration de l'immigration planétaire". "Il n'y aura pas de miracle : il faudra faire des enfants français, travailler plus et plus longtemps en France, couper les pompes aspirantes de l'immigration, faire cesser les injustices criantes qui existent entre les régimes de retraites du public et du privé" a-t-il ajouté. Une intervention très politique, coup d'envoi de la campagne des régionales de 2004.
Le MRAP dénonce |
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(photo : Jean-Marie Le Pen lors de son discours)
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