Procès Elf : ultimes déballages

Par afp, le 26 mai 2003 à 07h00 , mis à jour le 25 mai 2003 à 13h46

Acquisition de sociétés, promesses de rachat : le tribunal correctionnel de Paris aborde aujourd’hui, pour la onzième et dernière semaine de débats du procès Elf, les dernières opérations ayant permis de dégager des commissions occultes pour ses anciens dirigeants.

justice proces pretexte dossier juge © INTERNE

Dernière ligne droite dans le procès Elf. Le tribunal doit examiner aujourd’hui les commissions dégagées à l'occasion d'une fausse promesse d'achat de sociétés aéronautiques et ventilées ensuite entre différents cadres d'Elf, dont Alfred Sirven et André Tarallo. Mardi, l'audience sera consacrée à l'acquisition par Elf, en 1990, de la Compagnie pétrolière de l'Ouest (CPO) qui a permis à Alain Guillon, ex-directeur du raffinage et de la distribution, de dégager d'importants fonds occultes. "L'opération a été menée par Alain Guillon seul qui a agi à des fins personnelles à l'insu tant des sociétés qui l'emploient et qu'il représente que des autres cadres dirigeants mis en cause dans le reste de la procédure",  affirme le parquet dans son réquisitoire. Cette opération peut, par conséquent, "être isolée des autres dégagements de flux frauduleux supervisés par Alfred Sirven et qui ont donné lieu à des redistributions occultes", ajoute le parquet.

Mercredi, le tribunal se penchera sur une série d'opérations "inclassables"  mais faisant partie intégrante de ce procès qui a débuté le 17 mars. Il examinera notamment les conditions de vente au groupe Elf d'une villa à Louveciennes (Yvelines) appartenant au radiologue Laurent Raillard, un proche de François Mitterrand, qui, âgé et malade, a jusqu'à présent été excusé. Les débats devraient s'achever mercredi soir par l'audition d'ultimes  témoins, cités notamment par l'ancien PDG d'Elf Loïk le Floch-Prigent et l'intermédiaire André Guelfi, dit "Dédé la sardine".

La semaine suivante sera consacrée aux plaidoiries de parties civiles et au  réquisitoire du parquet, avant que la parole ne soit donnée, à compter du 2 juin et pour quatre semaines, aux avocats des 37 prévenus de ce procès hors-normes.

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Par afp le 26 mai 2003 à 07:00
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