© INTERNEEntretenir la flamme chiraquienne pour éviter qu'elle ne s'éteigne. C'est l'un des objectifs des amis du président de la République qui fêtent le premier anniversaire de sa réélection en évoquant déjà le prochain combat élyséen. Alors que Jacques Chirac a voulu minimiser la portée de cette date, son ancien Premier ministre Alain Juppé déclare lundi dans le Figaro ne pas écarter pour lui la possibilité d'une troisième candidature en 2007.
A la question "Jugez-vous une nouvelle candidature de Jacques Chirac possible et souhaitable ?", le maire de Bordeaux répond : "Bien sûr. Mais nous sommes en 2003, travaillons aux réformes plutôt que de spéculer sur des élections qui n'auront lieu que dans 4 ans !". Interrogé sur l'éventuelle contradiction entre une telle candidature et ses propres ambitions, le président de l'UMP fait mine de s'étonner : "Quelles ambitions ? Il y a celles que l'on me prête peut-être. Et celles que j'ai: réussir l'union et aider à gagner celui qui portera les idées que je crois bonnes pour la France". Moins direct, le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale Jacques Barrot a lui jugé sur RTL "assez sympathique" cette perspective d'une nouvelle candidature.
Ecraser dans l'oeuf les rivalités à droite
Il y a plusieurs avantages pour les chiraquiens à évoquer aujourd'hui l'hypothèse d'un troisième mandat pour le locataire de l'Elysée. Surfer sur la cote de popularité encore élevée de leur mentor qui a su faire oublier en quelques mois un premier septennat raté. Maintenir l'autorité du chef de l'Etat intacte en lui conservant une place centrale dans le débat politique. Et surtout éviter de voir se démarrer trop tôt la compétition entre les différents leaders de la droite.
Cette stratégie des proches du chef de l'Etat provoque déjà l'ironie à gauche. "Ce serait plus simple de le nommer président à vie", a estimé Laurent Fabius sur RMC Info, l'ancien Premier ministre socialiste qui a affirmé que le bilan de la première année du quinquennat de Jacques Chirac n'était "pas glorieux". "Le social est en recul. Les finances, il y a des trous partout. L'Education nationale est en grève. Le pouvoir d'achat est en difficulté". Des propos qui ont sans nul doute déjà un air de campagne.
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