Emile Louis renvoyé devant les assises du Var

Par AFP, le 24 juillet 2003 à 14h03 , mis à jour le 24 juillet 2003 à 14h16

Le principal suspect dans l'affaire des disparues de l'Yonne, devrait être jugé avant la fin de l'année pour "sévices sexuels et actes de barbarie" contre sa seconde épouse et la fille de celle-ci.

emile louis © INTERNE

Le juge d'instruction a rendu à la mi-juillet son ordonnance de mise en accusation devant la cour d'assises du Var. Accusé par son épouse et de sa belle-fille de "sévices sexuels et actes de barbarie" entre 1993 et 1996, Emile Louis est renvoyé devant les assises du Var.

L'intéressé, qui nie les accusations, avait été interpellé en décembre 2000 à Draguignan dans le cadre de l'affaire des disparues de l'Yonne. Il vivait dans le Var depuis 1984 et s'y était remarié. Un an après son interpellation, "le dossier varois de l'affaire Emile Louis" éclatait avec sa mise en examen, en février 2001 à Draguignan, pour viols avec torture et actes de barbarie sur quatre personnes vulnérables. Il s'agissait d'une mère et de sa fille, amies du couple Louis, de sa seconde épouse et de la fille de celle-ci, mineure. Mais le renvoi d'Emile Louis ne porte que sur les plaintes de son épouse et de sa belle-fille, les accusations des deux autres femmes n'ayant pu être établies.

Passé chargé

Emile Louis a habité tour à tour chez sa sœur à Fréjus, dans un camping à Roquebrune-sur-Argens et à Draguignan. Il s'était installé à Fréjus après avoir purgé une peine de quatre ans de prison du tribunal correctionnel d'Auxerre pour attentat à la pudeur. En 1989, le tribunal correctionnel de Draguignan l'avait condamné à cinq ans de prison pour des faits similaires. Il avait été libéré en 1992, année où il a épousé Pascale Paradis.

En mai 2002, Emile Louis avait été confronté à son épouse et avait nié les accusations. Son épouse avait maintenu qu'elle avait fait, tout comme sa fille, l'objet de "sévices sexuels et actes de barbarie pendant plusieurs années". Emile Louis est par ailleurs soupçonné d'avoir assassiné sept jeunes femmes, déficientes mentales, dans la région d'Auxerre au cours des années 1970.

Par AFP le 24 juillet 2003 à 14:03
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