© INTERNE"Nous dénonçons l'absence d'anticipation et de mise en œuvre de moyens de prévention en amont des incendies. Ce gouvernement, comme ceux qui l'ont précédé, a une vision comptable à court terme de la sécurité civile", a accusé le colonel Richard Vignon, vice-président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF). "Les moyens ont été mis en place trop tard", a insisté le colonel Vignon, dont l'organisation revendique quelque 200.000 adhérents parmi les 250.000 pompiers civils français, professionnels et volontaires.
Accusations et démenti
"Le dispositif de prévention a été mis en place un mois avant la date normale", a rétorqué jeudi le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, lors d'une visite à la gendarmerie de Jouy-le-Moutier (Val d'Oise). "Depuis vingt ans, on n'a jamais connu de situation si catastrophique", a-t-il ajouté, assurant que "les pompiers seront entendus et compris". Plus tôt, en conseil des ministres, le ministre avait salué "l'action remarquable et le courage exceptionnel des pompiers sur le terrain" et rendu hommage au "dévouement de l'ensemble de ceux qui luttent aujourd'hui contre le feu"
"Il a fallu que 30.000 hectares brûlent pour que Nicolas Sarkozy annonce que des colonnes nationales vont rester en renfort jusqu'en septembre. Nous gérons en curatif, alors que la situation météo commandait de mettre en place des renforts en préventif. Cela fait des semaines que nous disons qu'il faut mettre des colonnes en préventif", a poursuivi le colonel Vignon.
Deux requêtes acceptées
Cette réaction virulente de la FNSPF intervient dans un contexte de malaise des sapeurs-pompiers, inquiets d'une loi annoncée à l'automne, dite de modernisation de la sécurité civile. Par ailleurs, de nombreux pompiers reprochaient à Jean-Pierre Raffarin deux récents arbitrages en leur défaveur : le refus d'octroyer une prime dite "de vétérance" aux volontaires ayant quitté le service avant le 1er janvier 1998, et le rejet d'une demande de remboursement aux pompiers des transports de malades qui, selon les pompiers, ne sont pas de leur ressort. Nicolas Sarkozy a finalement annoncé jeudi soir une réponse favorable.
De son côté, le PS a demandé une table ronde sur "les moyens de renforcer et de mieux faire appliquer la politique de prévention" et "d'établir une programmation pour renforcer à l'avenir le dispositif d'intervention".
|
Retour MYTF1
Chargement en cours...




