© INTERNELa plus âgée des victimes de la canicule avait près de 98 ans, la plus jeune à peine 36 ans. Elles sont mortes depuis plusieurs semaines, mais aucun proche ne s'est soucié de réclamer leurs dépouilles. Pas plus que celles des 55 autres Parisiens, pour la plupart très âgés. Une cérémonie d’enterrement, organisée par la Ville, s'est déroulée en fin de matinée au cimetière de Thiais, dans le Val-de-Marne. Elle a été "sobre et digne" - brève aussi. D'abord a eu lieu une cérémonie collective d'un quart d'heure, en présence du maire de Paris et de Jacques Chirac. Les inhumations ont eu lieu dans des caveaux individuels du "carré des indigents" et n'ont pas revêtu de caractère religieux car la croyance des personnes décédées est inconnue.
Le délai d'inhumation avait été prolongé à deux reprises jusqu'à mercredi par le préfet de police de Paris afin de donner une dernière chance aux familles de se manifester et à la centaine d’employés de la mairie mobilisés de rechercher et d'informer les proches. Au total, cette cellule de crise a reçu plus de 1.200 appels (au 0 800-800-750), dont 160 mardi matin, après que la mairie eut fait paraître dans un quotidien l'identité de toutes les victimes dont les corps n'avaient pas été réclamés.
Selon un premier bilan officiel mais provisoire, la vague de chaleur qui s'est installée sur la France pendant les deux premières semaines d'août a fait 11.435 morts.
Photo d'ouverture : les participants à la cérémonie de marcredi - DR
Retour MYTF1
Chargement en cours...




