© INTERNEGuillaume Depardieu échappe à la prison ferme. Le tribunal correctionnel de Lisieux a condamné l'acteur à neuf mois avec sursis pour violences et menaces avec arme. Le tribunal l'a également condamné à 5.000 euros d'amende, à une mise à l'épreuve de 18 mois avec obligation de soins, ainsi qu'à verser 3.000 euros de dommages et intérêts au plaignant. Le juge a de surcroît ordonné la confiscation des armes et munitions de Guillaume Depardieu, absent à la lecture du jugement.
A l'audience, le 9 septembre, le procureur, Philippe Peyroux, avait requis une peine de 12 mois de prison avec sursis, une obligation de soins psychologiques d'au moins 18 mois, "de manière à ce qu'il retrouve une cohérence dans son comportement", une amende de 8 à 10.000 euros et l'indemnisation de la victime.
L'acteur, âgé de 32 ans, avait fait usage d'une arme à feu cet été devant une brasserie de Trouville. Selon les déclarations de la victime, corroborées par celles de témoins, l'acteur avait accepté de répondre à deux questions. La première était un compliment pour son action dans le cadre de diverses associations. Le comédien, amputé de la jambe droite à la suite d'une infection nosocomiale, a créé une fondation dans le but de rassembler des témoignages sur ces maladies contractées en milieu médical.
Mais lorsque l'admirateur aurait ensuite posé une deuxième question d'ordre vestimentaire, Guillaume Depardieu l'aurait menacé en braquant un pistolet à grenaille. Ce serait grâce à l'intervention d'un cousin de l'acteur que le coup serait parti en l'air. L'arme en question a été retrouvée, ainsi qu'une seconde, tirant des balles en caoutchouc, dans la propriété familiale des Depardieu à Trouville.
Agresseur ou agressé ?
Le comédien a toujours démenti avoir pointé son arme sur le plaignant. Il a plusieurs fois affirmé qu'il n'avait fait que tirer en l'air après avoir été violemment agressé par cinq individus dans une rue sans que personne ne lui vienne en aide. La justice a tenté de vérifier cette thèse sans trouver de témoin pour l'accréditer.
Ce nouveau témoin, le JDD en a révélé l'existence dimanche. Une enseignante de Caen a en effet assisté à l'altercation. "Jamais il n'a visé qui que ce soit. Il a sorti une arme et il a tiré vers le ciel", affirme-t-elle dans un fax envoyé à l'avocat de l'acteur. Me Liénard envisage, si le témoignage est confirmé, de "porter plainte pour dénonciation calomnieuse contre les deux frères qui ont raconté une histoire qui n'est pas la vérité et ensuite peut-être demander une enquête de l'IGPS pour savoir pourquoi le policier n'a pas retenu ce témoignage".
Guillaume Depardieu a assuré être sorti de cette rixe ave une côte fracturée, des hématomes et la prothèse de sa jambe droite, amputée le 6 juin, cassée. Le fils de Gérard Depardieu avait été remis en liberté en échange d'une caution de 5000 euros et placé sous contrôle judiciaire.
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