Isbergues : Sabrina a été battue

Par AFP, le 24 septembre 2003 à 12h06 , mis à jour le 24 septembre 2003 à 17h17

Une information pour homicide volontaire a été ouverte mercredi après la découverte dimanche du cadavre de la jeune fille de 17 ans dans un terrain vague à Isbergues, près de Béthune dans le Pas-de-Calais.

vignette fait divers © INTERNE

Le parquet a ouvert une "information judiciaire contre X pour homicide volontaire" mercredi après-midi à la lecture du rapport d'autopsie pratiqué le matin même sur le corps de Sabrina, 17 ans, découvert dimanche à Isbergues, près de Béthune.

Le procureur a fait état d' "éléments concrets" sans en dire plus, mais l'un des objectifs de l'autopsie était de déterminer si la victime a subi des violences sexuelles avant ou après son décès. Les premières observations avaient révélé des traces de coups sur le cadavre et un visage "très abîmé et ensanglanté".

Aucune piste n'est "privilégiée ni écartée", selon le procureur. Les gendarmes lillois estiment que l'adolescente est morte dans la nuit de samedi à dimanche. Et, si "rien ne permet pour le moment de lier la tenue du Grand Prix à cette enquête", la tâche des enquêteurs n'en est pas moins rendue plus ardue par le fait que des centaines de personnes étaient présentes dans la région ce week-end, à l'occasion de la traditionnelle course cycliste.

Les parents de Sabrina avaient signalé sa disparition auprès de la gendarmerie, peu avant la découverte macabre dans un terrain vague voisin de l'usine Ugine-Isbergues (Usinor), proche d'un canal. Les lieux ont été ratissés, le voisinage interrogé sans qu'aucun témoignage visuel n'ait pu être obtenu jusqu'à présent.

Gaie et jolie

La dernière personne de l'entourage de la jeune fille à l'avoir vue en vie est sa cousine qui l'aurait aperçue samedi en fin d'après-midi au "kiosque", un jardin public arboré où les habitants d'Isbergues ont l'habitude de se retrouver. Le vélo avec lequel elle s'y était rendue a été saisi pour les besoins de l'enquête, de même que son téléphone portable qu'elle avait laissé chez elle et l'ordinateur sur lequel elle rédigeait son courrier.

L'adolescente avait obtenu un BEP de vente dans un lycée de Saint-Omer et était à la recherche d'un emploi. Selon sa famille, c'était une jeune fille gaie, jolie, qui "aimait la vie et se faire belle" pour sortir. Elle habitait chez ses parents, une famille modeste d'Isbergues. Selon  ces derniers, Sabrina prévenait toujours s'il lui arrivait de coucher chez une amie, ce qui n'était pas prévu samedi.

Par AFP le 24 septembre 2003 à 12:06
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