© INTERNEC'était une belle histoire. Celle d'un petit village auvergnat où un instituteur, Georges Lopez, avait décidé d'enseigner "autrement". Au plus près des élèves. Un dévouement total qui faisait l'unanimité auprès des familles. Séduit, le réalisateur Nicolas Philibert avait décidé de tourner un documentaire sur cette école pas comme les autres.
Sorti en août 2002, "Etre et avoir" a immédiatement connu un grand succès populaire et commercial en France (un million d'entrées) et dans le monde, Nicolas Philibert obtenant même en décembre 2002 le prestigieux Prix Louis-Delluc.
"Pas récompensé comme il se doit"
Le conte de fée a brusquement pris fin cette semaine. Dans une interview publiée par le quotidien La Montagne, Georges Lopez a annoncé avoir assigné en justice les coproducteurs du film ainsi que Nicolas Philibert. Motif ? "L'exploitation de son droit à l'image a été réalisée sans qu'il y ait expressément consenti". En clair, l'instituteur, qui déplore "le manque de reconnaissance" de la production qui ne l'a pas "récompensé comme il le doit, pour avoir accepté de partager (son) quotidien", réclame de substantiels dommages-intérêts : 250. 000 euros, soit plus d' 1,6 millions de francs.
L'assignation vise également France Télévisions Distribution, France 2, Canal+ et l'hebdomadaire Télérama, diffuseurs du film en cassette vidéo et DVD. "Il n'est pas question pour moi d'accepter l'aumône", explique Georges Lopez qui note que "c'est la production qui, la première, a introduit la notion d'argent et fait des propositions financières".
Photo (DR) : l'instituteur Georges Lopez sur le tournage de "Etre et avoir", en août 2002.
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