© INTERNEC'est un nouveau défi lancé à Nicolas Sarkozy. En revendiquant mardi matin, dans un appel non encore authentifié, les attentats contre la caserne militaire de Nice vendredi et celui perpétré la nuit suivante contre le centre des impôts du XIe arrondissement de Paris, le FLNC-Union des Combattants a montré qu'il pouvait frapper partout et à tout moment.
Cette revendication survient à deux jours d'une visite dans l'île du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, qui doit participer jeudi à la remise en place de la plaque commémorant l'assassinat du préfet Claude Erignac, brisée et descellée en août dernier. A Nice, la bombe déposée devant une caserne avait blessé au visage et aux jambes la gardienne d'un collège situé en face. Les enquêteurs privilégiaient l'hypothèse de la "piste corse", en raison de la composition de la charge explosive. A Paris, un engin de faible puissance n'avait provoqué que des dégâts matériels limités. Cet engin peut ressembler à ceux utilisés lors d'actions récentes des indépendantistes corses, mais les enquêteurs ont indiqué qu'il ne s'agissait que d'une piste parmi d'autres.
Recrudescence des attentats
Le FLNC-UC avait récemment annoncé une trêve des attentats sur les résidences privées en Corse, conditionnée toutefois à des avancées rapides dans les négociations en cours entre les partis nationalistes en vue d'une union avant les élections territoriales de mars prochain. Or, depuis une dizaine de jours, les attentats contre les résidences principales ou secondaires de personnes originaires du continent ont connu une recrudescence sur l'île. Ils n'ont pas été revendiqués mais plusieurs enquêteurs, gendarmes ou policiers, privilégiaient plutôt la piste de l'autre FLNC, dit "FLNC du 22 octobre".
Mercredi à Corte (Haute-Corse), les dix mouvements nationalistes publics doivent tenir une nouvelle réunion pour poursuivre leur dialogue en vue d'une union électorale, visant à accroître leur influence au sein de l'assemblée de Corse. Les nationalistes modérés du Parti de la Nation Corse (PNC), qui exigent la fin progressive de la violence clandestine, ont fixé à mi-novembre la date-butoir pour une éventuelle union.
Photo : l'attentat de Nice, vendredi 10 octobre
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