Reims : la piste de la maltraitance

Par AFP, le 18 octobre 2003 à 11h29 , mis à jour le 18 octobre 2003 à 21h33

L'enquête qui a entraîné la mise en examen jeudi du directeur du centre Hotelia continue pour tenter d'établir d'éventuelles maltraitances. Les poursuites à la suite du décès par déshydratation d'une pensionnaire cet été font grand bruit.

Le centre Hotelia à Reims (LCI) © LCI

Bien que l'enquête ne porte actuellement "que sur un seul décès", plusieurs personnes proches du dossier ont indiqué à l'AFP samedi matin que les enquêteurs cherchent à vérifier plusieurs témoignages selon lesquels des pensionnaires auraient été victimes de maltraitances. Une infirmière de la maison de retraite Hotelia a été entendue, mais n'a pas été mise en examen.

Les faits dénoncés par plusieurs pensionnaires de l'établissement seraient plus liés au manque de soins, par insuffisance de formation du personnel, qu'à des actes de maltraitance active. Des pensionnaires se sont notamment plaints que des couches souillées n'aient pas été changées, de même que des assiettes sales à la suite de régurgitation, toujours selon les sources de l'AFP.

Jeudi, le directeur de la maison de retraite avait été mis en examen pour "homicide involontaire" et placé sous contrôle judiciaire à la suite  du décès par déshydratation d'une vieille dame lors de la canicule de l'été. Un autre pensionnaire, victime de déshydratation, aurait "échappé de justesse" à la  mort. Selon les premiers éléments de l'enquête, le directeur, en vacances pendant  la période de fortes chaleurs, n'avait pas interrompu son congé.

(Image LCI : la façade de l'établissement)

Par AFP le 18 octobre 2003 à 11:29
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