© INTERNELa juridiction régionale de la liberté conditionnelle de Pau a décidé, en début de semaine, de placer en liberté conditionnelle Georges Ibrahim Abdallah, un terroriste libanais condamné en 1987 à la réclusion criminelle à perpétuité pour complicité dans les assassinats à Paris de deux diplomates. Mais le parquet - à la demande du garde des Sceaux Dominique Perben - ayant décidé de faire appel de cette décision, Abdallah restera encore détenu. L'appel sera examiné le 16 janvier par la juridiction nationale de la libération conditionnelle.
L'appel du parquet suspend en effet la décision de remise en liberté. Il reviendra désormais à la juridiction nationale de la liberté conditionnelle d'examiner le cas du terroriste, aujourd'hui âgé de 52 ans. L'ancien chef des Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL) en Europe est incarcéré au centre pénitentiaire de Lannemezan (Hautes-Pyrénées).
Dominique Perben a évoqué jeudi le "contexte de développement du terrorisme" pour justifier son recours. Interrogé sur France Info, il a précisé qu'il considérait que le "cas" d'Abdallah était "extrêmement grave" et que les caractéristiques de sa personnalité constituaient également un "élément significatif".
Attentats sanglants
Abdallah avait été condamné le 28 février 1987 pour sa complicité dans l'assassinat, en 1982 à Paris, de deux diplomates, l'américain Charles Robert Ray et l'israélien Yacov Barsimantov, et de complicité de l'assassinat en 1984 du consul américain à Strasbourg, Robert Onan Homme.
Son arrestation, en 1984, fut suivie de deux terribles vagues d'attentat à Paris entre décembre 1985 et septembre 1986, faisant 15 morts et 250 blessés.
Photo AFP : Georges Ibrahim Abdallah au cours de son procès à Lyon, 3 juillet 1986.
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