© INTERNEDans un entretien accordé au Monde daté de mardi, le président de l'UDF François Bayrou, exprime sa "préférence" pour des listes UDF autonomes aux régionales de 2004. "C'est une logique. Elle a sa cohérence. Elle a aussi ma préférence", déclare-t-il. Mardi matin, sur RTL, il a expliqué que "l'UDF était en train de définir la liste de ses chefs de file aux régionales"; elles seront présentées mercredi lors d'un bureau politique . Ensuite "va s'ouvrir un autre débat: savoir de quelle manière permettre aux Français d'intervenir dans ce jeu politique", a-t-il ajouté, laissant entendre que sa formation présenterait des listes autonomes. Toutefois, ce n'est que le 13 décembre que sera fixée la stratégie d'union ou non avec l'UMP lors d'une réunion des militants.
Soulignant que le scrutin de mars prochain sera "la seule occasion où le suffrage universel pourra envoyer un message à nos dirigeants avant 2007", François Bayrou souhaite que son parti demeure "le défenseur du pluralisme". "Dans une élection à deux tours comme les régionales, l'UDF doit-elle, comme depuis 25 ans, coller au RPR devenu UMP jusqu'à ne plus exister que comme force d'appoint ? Ou bien, dans les circonstances où se trouve la France, a-t-elle le devoir d'incarner une nouvelle démarche et un nouveau projet ?", s'interroge le patron de l'UDF qui devrait lui-même conduire une liste autonome en Aquitaine.
"Les citoyens ont quelque chose à dire aux gouvernants et à l'UMP"
S'en suit une critique acerbe du gouvernement Raffarin en qui, selon lui, "les Français ne retrouvent pas dans les promesses de 2002, la cohérence, le courage qu'on leur annonçait". "Ce que je crois, c'est que le pays, les citoyens ont quelque chose à dire aux gouvernants et à l'UMP. "Les décisions prises sont sans vraie cohérence, jamais confrontées à la réalité ou discutées avec les représentants des élus des Français", estime-t-il.
"S'il en avait été autrement, ni la vraie-fausse baisse des impôts, ni la hausse du gazole, ni l'allocation spécifique de solidarité, ni le retour de l'argent privé en politique, ni l'affaire du jour férié, ni demain le référendum aux Antilles n'auraient entraîné les couacs répétés dont souffrent l'image et l'efficacité du pouvoir", souligne le président de l'UDF.
Photo AFP : François Bayrou, le 27 octobre 2003 sur le perron du palais de l'Elysée, à la sortie d'un entretien avec Jacques Chirac.
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