Radars : des "breaks" mais pas de pause

Par , le 08 janvier 2004 à 09h55 , mis à jour le 08 janvier 2004 à 15h31

Désormais des radars automatiques sont embarqués dans des voitures breaks banalisées. Ils seront déplacés sur les différents axes routiers du territoire. Par ailleurs, les limitations de vitesse pourraient être revues sur le périphérique parisien.

[Expiré] [Expiré] radars automatiques embarqués gendarmerie (afp) © AFP

Sitôt débarqués le long des routes, voici les radars automatiques rembarqués. Mais qu'on en s'y trompe pas : le gouvernement n'est pas revenu sur sa politique de sécurité routière. Des appareils sont désormais placés dans une voiture banalisée et peuvent être déplacés sur différents axes routiers au gré des besoins. Néanmoins, les stationnements du véhicule, un break banalisé, seront annoncés dans la presse et même signalisés par un panneau indiquant "attention contrôle automatisé fréquent".

Plus petits que les radars fixes déjà en service, ils fonctionnent de la même façon. L'appareil de photo numérique ultra-performant (fonctionnant aux 4/1000e de seconde) "flashe" l'automobiliste en excès de vitesse et bascule automatiquement l'image sur un petit disque. Toutefois, contrairement au radar fixe, l'image n'est pas envoyée automatiquement au centre national de traitement des infractions routières, près de Lille. Une petite manipulation est nécessaire: à la fin de sa demi-journée le gendarme ou le policier retire le disque et envoie le contenu par ordinateur au centre national.

Le périphérique à 90 km/h ?

Pendant ce temps, les radars fixes continuent leur travail. Dans l'Hérault, l'un d'entre eux a même flashé 17 000 automobilistes en 19 jours sur une portion de l'A75 limitée à 70 km/h, entre Lodève et Millau. Mais seuls 5% des 110.000 automobilistes ayant circulé sur ce tronçon ont commis un délit de grande vitesse, à plus de 130 km/h. Les contrevenants n'auront d'autre choix que de passer à la caisse mais, devant leur grogne, le préfet a promis que la signalétique serait améliorée.

D'après le Figaro, le ministère des Transports envisagerait même de relever la vitesse maximale autorisée dans certains cas. Pas sur les autoroutes mais sur le périphérique parisien notamment, où quatre radars automatiques seront mis en service samedi à minuit, aux portes d'Ivry, de Brancion, de  Passy, de Clichy et de Pantin. Elle passerait de 80 à 90 km/h. "Le périphérique est un cas particulier, explique l'entourage du ministre cité par le quotidien, les radars étant installés à distance rapprochée, un même usager risque d'être flashé plusieurs fois".

Le Figaro rappelle qu'à la suite de l'installation d'un radar dans le secteur de La Défense, la limitation de vitesse était passée de 50 à 70 km/h. Mais, selon plusieurs sources, il semblerait que la limitation à 50 km/h était elle-même récente et qu'elle était précédemment à... 70 km/h.

Par David Straus le 08 janvier 2004 à 09:55
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