© INTERNEUnion pour les régionales, union à laquelle doit contribuer le président de l'Assemblée, union des partenaires sociaux pour sauver la Sécu ou encore union du couple franco-allemand pour une TVA réduite pour la restauration, le Premier ministre réserve ses flèches pour l'opposition socialiste dans une interview qu'il donne au Journal du Dimanche.
Régionales : l'UDF n'a de rôle que dans l'union
L'UDF ne peut jouer un rôle déterminant qu'"au sein d'une stratégie d'union" avec l'UMP, estime Jean-Pierre Raffarin, assurant par ailleurs ne pas sous-estimer le risque de l'extrême gauche ou l'extrême droite. "Au niveau régional, l'extrémisme n'a guère de sens", selon le Premier ministre, qui s'est déclaré serein "peut-être comme je ne l'ai jamais été". A l'opposition socialiste, le chef du gouvernement lance : "Le PS se trompe quand il essaie de nationaliser ces élections: c'est une vision centralisatrice et archaïque qui ne correspond plus du tout aux attentes, sur le terrain, des Français".
Majorité : Debré doit porter "un message d'union"
Le Premier ministre rappelle à l'ordre le président de l'Assemblée nationale qui "doit porter un message d'union". "Je veux croire qu'il s'agit là d'une mauvaise interprétation de ses propos", assure-t-il. "J'ai l'impression qu'on gère la France comme un boutiquier gère sa boutique et pas avec de grandes ambitions", avait dit Jean-Louis Debré. Jean-Pierre Raffarin dit encore "accepter parfaitement d'avoir des désaccords ponctuels avec l'un ou l'autre de (ses) ministres sur des dossiers techniques".
Laïcité : "ne pas interdire le fait religieux"
"Il n'a jamais été dans l'intention [de la loi] d'interdire le fait religieux dans la société", affirme le Premier ministre. Il s'agit de dire qu'"à l'école tout signe qui manifeste ostensiblement une appartenance religieuse est interdit", rappelle Jean-Pierre Raffarin. Quant à ceux qui ont interprété les récents propos du ministre des Affaires étrangères comme des réserves, ils l'ont fait "malicieusement", assure le chef du gouvernement qui trouve cela "regrettable et... invraisemblable quand on sait que le ministre des Affaires étrangères n'est pas connu pour être un opposant du chef de l'Etat à l'origine de cette loi".
Sécu : le retour du dialogue social
Jean-Pierre Raffarin juge que le rapport Fragonard sur l'assurance maladie, remis vendredi, est "le rapport de la lucidité (…) qui confirme ma confiance dans le dialogue social, que les socialistes ont malmené, mésestimé, et que nous avons réenclenché et soutenu depuis deux ans". Le gouvernement va désormais "approfondir la réflexion" et fera connaître sa position "courant avril".
TVA : déçu par Berlin
Enfin, le Premier ministre fait part de sa "déception profonde" face à la position de l'Allemagne sur la diminution de la TVA sur la restauration à 5,5%. "Nous faisons vraiment le maximum", assure Jean-Pierre Raffrin qui évoque d'éventuelles "mesures franco-françaises".
(Photo d'archive : Jean-Pierre Raffarin)
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