© AFPLe 23 septembre 1990, Edith Schleichardt, une Chamoniarde de 22 ans, résidant en Ariège, était retrouvée morte dans un champ de Cintegabelle, en Haute-Garonne. Onze ans plus tard, l'enquête de la gendarmerie avait conclu au suicide par ingestion médicamenteuse, notamment sur la base du rapport des médecins légistes de l'époque. Et pourtant, à l'automne 2003, le décès d'Edith va être évoqué lors d'une audition au palais de justice de Toulouse par l'une des principales accusatrices de l'affaire Alègre, "Fanny", dans le cadre du volet "viols et proxénétisme aggravé".
Le juge d'instruction Fabrice Rives a reçu lundi matin les parents et le frère de la jeune fille, pour les informer qu'une nouvelle enquête allait être menée, dans le cadre d'une information judiciaire pour "homicide" ouverte le 12 décembre 2003 par le parquet de Toulouse.
Les investigations ont été confiées à un "service extérieur à la gendarmerie et la police toulousaines", a indiqué une source proche du dossier. "L'information a été ouverte à la vue d'un dossier qui a été sous traité ou mal traité", a estimé l’avocat de la famille de la victime, Pierre Dunac. "Il est important pour sa famille que le dossier soit rouvert. Ils ont derrière eux 13 ans de culpabilité, de questionnement, on leur avait expliqué que leur fille s'était suicidée mais ce n'était ni une marginale, ni une toxico, ni une prostituée et elle n'avait pas de penchants suicidaires", a-t-il ajouté.
Photo : Fanny (archives)
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