© LCIAlain Juppé et Jean-Pierre Raffarin, applaudis par 500 participants aux cris de "Juppé-Raffarin", sont apparus côte à côte samedi à Bayonne lors d'une réunion, essentiellement ouverte aux élus de la région et destinée à donner le coup d'envoi des régionales en Aquitaine et à soutenir le chef de file local, Xavier Darcos, ministre de l'Enseignement scolaire.
De nouveau le devant la scène a été occupé par les démêlés judiciaires du président de l'UMP et les rebondissements de la semaine écoulée, avec sa décision de rester provisoirement aux commandes du parti et de garder ses mandats de député-maire de Bordeaux pendant l'appel.
"Lui, c'est nous"
"Au cours de ces derniers jours, vous m'avez témoigné votre soutien, votre amitié et votre affection. Cela a été pour moi déterminant", a déclaré Alain Juppé. "Alain Juppé a fait l'UMP, l'UMP a fait la majorité : lui, c'est nous", a enchaîné le Premier ministre qui effectuait là son premier déplacement officiel de campagne sur le terrain. "La fidélité est une forme de l'honneur, ton amitié est notre honneur et ton honneur a notre confiance", a ajouté Jean-Pierre Raffarin.
"Rastignac béarnais"
Le Premier ministre a une nouvelle fois insisté sur l'enjeu régional plus que national, selon lui, du scrutin de mars. "Ce dont il s'agit, ce n'est pas de faire gagner un parti, c'est de faire gagner une région. Je ne crois pas que l'élection régionale soit dominée par le clivage partisan", a-t-il dit. En Aquitaine, Xavier Darcos affronte le président sortant socialiste Alain Rousset et l'UDF qui fait liste à part avec son président François Bayrou.
Auparavant, Xavier Darcos a présenté les 85 candidats UMP de la région, après avoir ironisé sur le PS qui veut faire, selon lui, de ce scrutin une "revanche sur la présidentielle". Il s'en est pris aussi au président de l'UDF, qualifié de "Rastignac béarnais" et accusé de vouloir "transformer l'Aquitaine en trampoline".
42% des Français pour que Juppé reste en politique |
Selon un sondage Ifop-JDD, 42% des sondés veulent que l'ancien Premier ministre continue à jouer un rôle politique à l'avenir, contre 55% qui ne le souhaitent pas. Selon cette enquête, réalisée le 6 février auprès de 964 personnes, 44% des sondés ont une bonne opinion de lui, et 50% une mauvaise. |
(Image TF1 : samedi à Bayonne)
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