© INTERNERaffarin, Sarkozy, Gaymard, Debré, Perben, Alliot-Marie ? L'UMP a neuf mois pour se trouver un nouveau président, à la place d'Alain Juppé qui ne briguera pas un deuxième mandat lors du congrès de novembre. En annonçant à la télévision qu'il avait décidé de poursuivre sa carrière politique, le maire de Bordeaux a également indiqué qu'il fallait "un nouveau président à l'UMP". "Dimanche prochain, nous aurons un congrès à Paris, où il y aura, je pense, 10.000 militants de l'UMP (...) S'ils le veulent bien, nous préparerons ensemble l'élection du futur président de l'UMP", a affirmé Alain Juppé.
Les noms des éventuels successeurs circulent déjà : ceux du premier ministre Jean-Pierre Raffarin, des ministres Nicolas Sarkozy, Dominique Perben, Hervé Gaymard, Michèle Alliot-Marie ou encore Jean-Louis Debré, le président de l'Assemblée nationale. Le nom de Nicolas Sarkozy est bien sûr dans tous les esprits car il pourrait être tenté de se servir de la machine UMP comme tremplin vers l'Elysée.
Un bon bilan
Principal handicap du n° 2 du gouvernement : il sait que les chiraquiens ont engagé contre lui l'opération TSS (Tout sauf Sarkozy) et que ceux-ci feront bloc derrière Alain Juppé pour l'empêcher de prendre le contrôle du parti. Et s'il a de nombreux amis parmi les 364 députés UMP, Nicolas Sarkozy en compte peu dans la hiérarchie du parti.
Mais le ministre de l'Intérieur, dont la popularité reste élevée, peut mettre en avant son bilan (baisse de la délinquance de 3,38 % pour 2003). Assez pour lui permettre de tenter de recueillir les voix de la majorité des quelque 165.000 militants de l'UMP.MAM pas intéressée
Jean-Pierre Raffarin a également des arguments à faire valoir : chef de la majorité, il est devenu un fidèle de Chirac. Autant de qualités qui ne peuvent que plaire aux militants UMP, largement légitimistes. Autre avantage, d'un point de vue chiraquien : Nicolas Sarkozy hésiterait peut-être à faire la guerre à un homme qui a toute la confiance du président.
Autres prétendants possibles : Perben, Gaymard et Alliot-Marie. Le ministre de la justice, qui fut secrétaire général adjoint du RPR, a l'avantage d'être un homme d'appareil, qui pourrait garder la machine au chaud en attendant un possible retour d'Alain Juppé. Hervé Gaymard, chiraquien et homme de consensus, peut donner une image rajeunie de la classe politique. Le nom de Michèle Alliot-Marie a également circulé mais la ministre a fait savoir qu'elle n'était pas intéressée. Enfin, Jean-Louis Debré pourrait faire valoir sa popularité auprès des députés issus du RPR, dont il a su s'imposer comme patron.
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