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La version de Bertrand Cantat

Edité par avec
le 20 février 2004 à 10h49
Temps de lecture
5min
Bertrand Cantat (LCI)

Crédits : LCI

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SociétéDans un mois, le chanteur de Noir Désir devrait être jugé à Vilnius (Lituanie) pour "homicide volontaire" dans l'affaire de la dispute qui a entraîné la mort de la comédienne Marie Trintignant.

Comme il l'avait déjà annoncé le 2 décembre dernier, le procureur de Vilnius a décidé de transmettre un dossier d'accusation sans équivoque au tribunal de la ville. Au cours de la dernière semaine du mois de mars, Bertrand Cantat sera jugé pour "homicide volontaire" dans l'affaire de la tragique dispute qui a entraîné la mort de sa compagne Marie Trintignant, dans la matinée du 27 juillet 2003. Le parquet ne devrait cependant pas réclamer la peine maximale de 15 ans de prison à l'encontre du chanteur ; le procureur a laissé entendre qu'il serait jugé pour le "meurtre d'un proche", un crime qui bénéficie de circonstances atténuantes au regard de la loi lituanienne. 

La défense du chanteur devrait plaider l' "homicide sous l'emprise de la passion", une infraction pour laquelle la peine maximale ne serait plus que de six années de prison.

"19 coups à poings fermés"

L'acte d'accusation du parquet de Vilnius se base notamment sur le travail des médecins légistes français. Selon eux, Marie Trintignant aurait reçu "19 coups, dont 4 à la face, donnés à poings fermés", relève Le Parisien. Des expertises qui sont en contradiction avec la version développée à plusieurs reprises par le chanteur devant les juges lituaniens. Le Parisien publie les principaux extraits de son interrogatoire du 21 août 2003, sa "confession à la fois la plus récente et la plus complète", écrit le quotidien. Un document qui vient confirmer ce que ses avocats clament haut et fort depuis le début de l'affaire.

Face à la juge Turquey, Bertrand Cantat met en avant la jalousie de Marie Trintignant par rapport aux relations qu'entretenaient le chanteur avec la mère de ses enfants. Mais, selon lui, "il n'y a jamais eu de crise d'hystérie de la part de Marie. C'était juste des discussions dans des conversations. Nous ne nous êtions jamais battus". Le chanteur parle ensuite du texto envoyé à Marie Trintignant par son ex-mari. Face à la mention finale du message ("Je te remercie beaucoup ma petite Janis"), Cantat aurait ressenti "un sentiment d'absence de justice et d'équilibre". Lui qui avait décidé de rompre toute relation avec la mère de ses enfants ne comprenait pas que Marie Trintignant n'en fasse pas de même.

"Elle est devenue complêtement hystérique…"

Ce texto aurait passablement envenimé les relations entre les deux amoureux. Le 26 juillet au soir, chez un technicien lituanien présent sur le tournage de "Colette", Cantat aurait "encore une fois posé la question à Marie pour savoir quelles étaient ses relations avec le père de son dernier enfant". Sans obtenir de réponse, selon lui. "Elle ne m'a pas beaucoup parlé, raconte-t-il à la juge Turquey. Elle était distraite, elle ne voulait pas répondre à mes questions". Au cours de cette soirée, Bertrand Cantat affirme ne pas avoir "consommé de matières toxiques, ni stupéfiants".

Puis vient le moment de la dispute. La question du texto revient dans la discussion. "J'ai posé la question avec insistance, dit Bertrand Cantat. Elle n'a rien expliqué, puis s'est mise à me parler en me disant : 'Vas chez ta femme'. Elle est devenue complètement hystérique". Voilà in extenso les mots du chanteur rapportés par Le Parisien. "Je ne reconnaissais plus Marie, je ne l'avais jamais vue comme cela. Elle criait. Elle hurlait, elle insultait Kristina (la femme du chanteur, NDLR). Elle ne se contrôlait plus. (...) D'abord Marie m'a donné un coup de poing. Ensuite, elle s'est agrippée à moi. Je l'ai agrippée. Elle me griffait la poitrine, le cou. Je ne peux dire exactement à quel moment les ecchymoses ont été faites. Elle m'a donné un coup de poing sur la lèvre supérieure (…)Après ce coup de poing, elle s'est jetée sur moi".

"Je lui ai donné des baffes du plat de la main"

Bertand Cantat poursuit. "Ensuite, j'ai saisi Marie à mon tour par les vêtements car ils étaient déchirés. Je ne me rappelle pas exactement, mais lorsque Marie s'est jetée sur moi, peu après, je suis tombé, je crois que c'est parce que j'ai perdu l'équilibre. (...) J'ai cogné mon dos contre le chambranle de la porte qui mène dans la chambre, devant la salle de bains. J'ai eu très mal à la colonne vertébrale, à cause de mon traumatisme au disque de la vertèbre. Après ce choc, je suis devenu furieux. Marie, même après cela, n'a pas arrêté de crier. Pris de furie, j'ai donné des fortes baffes à Marie (…) Je portais deux bagues à la main, sur le majeur et sur l'annulaire. (...) Je lui ai donné des baffes du plat de la main. (...) C'était des gifles vraiment fortes, très fortes. Ça s'est passé très vite. (...) . Il est possible que la tête de Marie ait heurté le chambranle. (...). Je ne peux pas dire exactement où je l'ai frappée. (...) J'en avais assez de tout cela, je voulais la faire taire. C'est pour cela que je lui ai donné des gifles. Après les gifles, j'ai saisi Marie. Nous nous sommes agrippés l'un à l'autre. Je l'ai traînée dans le salon. Nous avons butté sur la petite table où il y avait une lampe, qui est tombée et qui s'est cassée. Pendant que je la traînais, Marie tremblait, la tension n'était pas encore passée. (...) J'ai perdu l'équilibre et j'ai jeté Marie vers le sofa".

Les juges chargés de conduire l'affaire devant le tribunal de Vilius seront nommés d'ici le milieu de la semaine prochaine. Ils devront rééxaminer l'ensemble de l'affaire avant de rendre leur jugement.

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