Johnny : "Qu'elle s'arrête de dire n'importe quoi !"

Par P.M., le 12 mars 2004 à 15h23 , mis à jour le 13 mars 2004 à 08h53

Confronté, vendredi au tribunal de Nice, à l'hôtesse qui l'accuse de viol, le chanteur s'est dit "meurtri et outré".

johnny hallyday justice viol nice 120304 © INTERNE

Johnny Hallyday et Marie-Christine Vo, l'hôtesse de 35 ans qui l'accuse de viol, ont été confrontés durant sept heures vendredi au palais de justice de Nice dans un climat qualifié de "digne" et "serein" par la défense du chanteur. Selon une source judiciaire "chacun a campé sur ses positions". L'hôtesse a réitéré ses accusations et Johnny a nié.

Johnny Hallyday était arrivé en début de matinée, juste après la plaignante, et a été aussitôt assailli par des photographes et caméramen. Vêtu de noir avec une veste crème en peau retournée, le chanteur a été longuement confronté à son ancienne employée qui l'accuse d'avoir abusé d'elle sur un yacht à Cannes dans la nuit du 28 au 29 avril 2001.

Peu après l'interruption vers 12H30 de la confrontation à laquelle le procureur Eric de Montgolfier a participé, Johnny Hallyday s'est dit "meurtri" et "outré" par les allégations qui le visent. "Au bout d'un moment ça me fait mal d'entendre que je suis une ordure, un monstre. Je suis meurtri et outré des choses qui ont pu être dites sur moi", a-t-il confié à quelques journalistes dans un palace. "Elle a dit que j'avais enfoncé la porte de sa cabine, que j'avais donné des coups de pied dedans, qu'on avait parlé très fort. Elle a dit ensuite qu'elle était étranglée par la peur qu'elle n'a pas pu dire un mot. C'est invraisembable", a ajouté Johnny.

De son côté, Me David Rebibou, l'un des avocats de l'hôtesse, s'est étonné que le chanteur "ait changé de version. Maintenant, il affirme qu'il voulait en fait taper à la porte de la cabine d'un membre de l'équipage".

Ordonnances antidatées

Me Gilles-Jean Portejoie, qui défend la star, rétorque que l'accusation est "discréditée": "les documents sont des faux et tous les témoignages sont en la défaveur de la plaignante. On assiste à un démontage pièce par pièce des éléments de l'accusation". Quatre ordonnances d'anti-dépresseurs produites par Mlle Vo datant de juin et octobre 2001 sont en effet sujettes à caution. Les médicaments référencés sur les feuilles de soin n'auraient pas été délivrés par la pharmacie citée par l'hôtesse, selon une source proche de l'enquête. Des investigations complémentaires ont été ordonnées.

Photo : Johnny Hallyday au tribunal de Nice vendredi 12 mars, en compagnie de son avocat, Me Portejoie.

Par P.M. le 12 mars 2004 à 15:23
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience