Raffarin : "Je reste si le président le souhaite"

Par P.M., le 26 mars 2004 à 11h26 , mis à jour le 26 mars 2004 à 15h48

Le Premier ministre se dit convaincu que "des élections territoriales" n'auront pas de "conséquences nationales". Il concède toutefois que le gouvernement "doit aller plus vite dans un grand nombre de domaines. Le Figaro annonce un remaniement pour le courant de la semaine prochaine.

raffarin mécontent © INTERNE

"Est-ce que j'ai l'air abattu ? J'ai de la résistance. J'ai appris cela au rugby". Jean-Pierre Raffarin s'est efforcé d'afficher une assurance sans limites, vendredi matin sur RTL, à trois jours du second tour des élections régionales qui s'annonce très délicat pour la majorité et … pour lui-même.

Soucieux de faire taire les rumeurs sur son éventuel départ de Matignon, le Premier ministre l'a répété : il est et reste le "chef" d'une majorité "construite pour cinq ans". "Moi, j'ai engagé une politique pour une législature, je suis chef de la majorité, la majorité est construite pour cinq ans, j'ai un programme de travail pour cinq ans, c'est un programme de travail important pour moderniser la société", a-t-il dit. Conscient de la nécessité "d'aller plus vite dans un grand nombre de domaines", Jean-Pierre s'en est remis à Jacques Chirac, le seul à même, selon lui, "de décider comment nous mènerons la politique que nous avons à mener dans les mois prochains".

Remaniement imminent ?

"Je ne crois pas que des élections territoriales aient des conséquences nationales", a-t-il répété, assurant que "le vrai jugement sur [sa] politique, sur [sa] majorité sera" en 2007. Selon Le Figaro daté de vendredi, Jean-Pierre Raffarin devrait toutefois tirer les conséquences des élections régionales en procédant, dès la semaine prochaine, à un remaniement de son gouvenement.

Nicolas Sarkozy resterait Place Beauvau avec "des compétences très élargies" (aménagement du territoire, sécurité routière voire la Fonction publique). Jean-Louis Borloo, le ministre délégué à la ville, hériterait du secteur sensible de la "cohésion sociale" alors qu'en cas de défaite aux régionales en Ile-de-France, Jean-François Copé décrocherait le Budget. Côté arrivées, on cite pêle-mèle Jacques Barrot (Economie ou Education) et Philippe Douste-Blazy (Santé ou Éducation). D'autres noms circulent : Valérie Pécresse (à l'Industrie, en remplacement de Nicole Fontaine, candidate aux européennes), Brigitte Lebrethon (maire de Caen), Nathalie Kosciusko-Morizet, François Baroin, Renaud Donnedieu de Vabres (aux Affaires européennes), Dominique Dord (Tourisme), Nicolas Forissier (Commerce extérieur) ou Serge Lepeltier (à l'Environnement).

Par P.M. le 26 mars 2004 à 11:26
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