© INTERNEL'administration pénitentiaire pense avoir déjoué une tentative d'évasion de Patrick Henry. Les gardiens du centre de détention de Val-de-Reuil (Eure) ont découvert lors d'une fouille dans sa cellule il y a une dizaine de jours des draps coupés en bandes, du cordage ainsi que, selon certaines sources, deux barres de musculation cachées dans le matelas.
Le directeur régional adjoint de l'AP à Lille, Philippe Obligis, a toutefois refusé de parler de "tentative d'évasion", tandis que l'AP à Paris a seulement évoqué une "suspicion de tentative d'évasion". Il s'agissait de "literie déchirée, même pas tressée", selon Philippe Obligis. "On découvre tous les jours des choses dans les cellules de détenus", a-t-il nuancé. Les détenus se servent fréquemment "de lanières de tissu passées par les barreaux pour 'yoyoter'", c'est-à-dire se passer des ustensiles ou des objets de cellule à cellule, a-t-il ajouté.
Pas de transfert
Patrick Henry a été condamné à 30 jours de quartier disciplinaire à compter du 16 avril, selon l'Administration pénitentiaire à Paris. Son transfert vers une maison centrale, évoqué dans un premier temps par une source de l'AP à Lille, n'est pas prévu, selon la même source.
Condamné à la réclusion à perpétuité en 1977 pour le meurtre du petit Philippe Bertrand âgé de 7 ans, Patrick Henry avait été placé en liberté conditionnelle en mai 2001 avant de se faire arrêter près de Valence en Espagne en possession de 9,8 kg de cannabis en octobre 2002. Extradé en France, il a été condamné un an plus tard à quatre ans de prison et 20 000 euros d'amende.
(Image TF1 : Patrick Henry en 2002)
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