© INTERNEUn nouveau chef de gouvernement espagnol qui se dit favorable au mariage homosexuel, une loi britannique le légalisant, sans parler des Pays-Bas, de la Belgique et du Danemark : la cause des homosexuels a franchi la sphère publique des pays de l'Union européenne. Aujourd'hui, si la France fait figure de "mauvais élève", certains hommes politiques sont fermement décidés à ce que les choses changent.
Des élus de gauche se disent prêts aujourd'hui à célébrer des mariages civils homosexuels. Il s'agit de Jacques Boutault (Verts), maire du IIe arrondissement de Paris, Clémentine Autain, adjointe (apparenté PCF) au maire de Paris, chargée de la jeunesse, l'adjoint à la culture au maire de Paris Christophe Girard, les députés-maires de Bègles Noël Mamère (Verts) et de Saint-Denis Patrick Braouezec (PCF). Jacques Boutault se dit "ouvert à offrir la possibilité d'unir des personnes de même sexe dans une démarche de lutte contre les discriminations et pour les droits des homosexuels".
Pas de contradiction dans le code civil ?
Un collectif de juristes créé mercredi s'est efforcé de souligner les contradictions du droit français et a évoqué l'absence, dans le code civil, d'interdiction explicite du mariage homosexuel. L'un d'eux, Daniel Borrillo, considère que "la différence des sexes doit cesser d'être la condition sine qua non du droit au mariage". Pour maître Caroline Mercary, "le code civil ne contient aucune définition du mariage. Seul est précisé l'âge requis pour se marier. Ces textes ne définissent pas le mariage comme une union entre un homme et une femme".
Cette conférence faisait suite à un manifeste publié le 16 mars dans le Monde dans lequel plusieurs centaines de personnalités appelaient notamment à "l'égalité des droits des homosexuels, notamment le droit au mariage et à l'adoption".
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