© INTERNEDerrière la photo de la victime, plus de 500 personnes ont suivi la veuve de Patrice Cambon et ses deux enfants, un garçon de 8 ans et une fille de 12 ans, de la mairie de Savigny-le-Temple jusqu'aux abords du quartier voisin du Conservatoire, une cité jusqu'à présent sans histoire. C'est là que Patrice Cambon , 38 ans, a été violemment frappé le 30 avril. Il est décédé le 10 mai des suites de ses blessures sans jamais être sorti du coma. Gestionnaire dans un garage d'Evry, très actif dans le milieu associatif sportif, il aurait été frappé par quatre ou cinq jeunes qui ne voulaient pas rendre un vélo dérobé la veille dans le garage de son domicile de Savigny.
Aucun suspect n'a jusqu'à présent été identifié et bien que les faits se soient déroulés en plein jour et dans un endroit fréquenté, les policiers disposent jusqu'à présent de peu d'éléments pour identifier les auteurs. "J'ose espérer que dans les jours qui viennent, les gens parleront afin que la justice soit faite", est venu dire au micro un proche de la famille. Des empreintes ont été relevées sur le vélo, retrouvé par la suite dans une décharge voisine. "Ca suffit !", "Plus jamais", pouvait-on lire sur des banderoles.
Une minute de silence a été observée juste avant le départ de la marche à laquelle ont participé plusieurs familles du quartier du Conservatoire. De très nombreuses gerbes de fleurs ont été déposées dans un silence très lourd par des élus locaux, dont l'oncle de la victime, maire d'une commune voisine, et des proches de Patrice Cambon. "Nous avons voulu partager votre chagrin et votre peine", leur a dit le maire de Savigny, Jean-Louis Mouton. "Nous voulons par ce geste symbolique condamner les violences gratuites, verbales ou physiques. Nous voulons rappeler que les lois sont là pour régler les litiges et les contentieux", a ajouté l'élu. Patrice Cambon sera inhumé mardi à Saint-Fargeau-Ponthierry, une commune voisine.
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