"Troie", un péplum sur la Croisette

Par Olivier CORRIEZ, le 13 mai 2004 à 00h00 , mis à jour le 13 mai 2004 à 16h39

Achille, Hector, Pâris ou encore Hélène, des prénoms qui vont résonner dans Cannes en cette deuxième journée de festival avec la présentation de la superproduction "Troie" de Wolfgang Petersen. Côté compétition, l'Italie et le Japon ouvrent les hostilités.

Brad Pitt dans le film TROIE © INTERNE

Après La Mauvaise éducation de Pedro Almodovar, Cannes s'apprête à vivre en ce deuxième jour un autre événement : la projection en avant-première mondiale de la superproduction américaine Troie, qui sort simultanément dans les salles françaises. Ce péplum réalisé par Wolfgang Petersen (Le Bateau, En pleine tempête) est bien entendu inspiré de L'Iliade de Homère, un texte vieux comme le monde qui a sans doute (nous n'avons pas pu voir le film) été traité à la sauce hollywoodienne. Dans la Grèce antique, la passion amoureuse entre Hélène, reine de Sparte, et Pâris, prince de Troie va déclencher une guerre aussi dévastatrice que longue. Le film se situe sur les derniers jours de la guerre de Troie, à la dixième année du siège de la ville avant l'entrée du fameux cheval. Elle se concentre notamment sur l'affrontement des deux héros mythologiques que sont Achille, fils de Thétis et de Pélée, prince grec considéré comme un demi-dieu et Hector, prince troyen, fils de Priam et frère de Pâris. Ménélas, le Roi de Sparte et ses alliés vont se lancer à l'assaut de Troie.

Le succès de Gladiator en 2000 n'est pas étranger au retour en grâce de ce genre de films (deux autres sur Alexandre le Grand sont en préparation). La tribune cannoise donne une aura encore plus importante au film qui bénéficie d'un casting de choix avec Brad Pitt (dont la rumeur dit que ce ne sont pas ses jambes, jugées trop maigres, qui apparaissent dans le film mais celles d'une doublure !)  aux commandes en Achille et Eric Bana (Hulk) en Hector. Autour de ces deux principaux acteurs, on retrouve Orlando Bloom (Legolas dans Le Seigneur des anneaux) qui endosse le costume de Pâris, l'actrice allemande vivant en France Diane Kruger (Michel Vaillant, Mon idole) est une belle Hélène, Peter O'Toole (Priam), Julie Christie (Thétis) ou encore Sean Bean (également rescapé du Seigneur des anneaux) en Ulysse. Si l'on peut discuter la présence à Cannes d'une telle production, au budget estimé à 150 millions de dollars, on ne se plandra pas de la superbe montée des marches qu'elle nous promet. Un détail, le film est présenté hors compétition.

En compétition

Mais Cannes, c'est aussi et surtout la course à la Palme d'or. Deux films sont proposés à la sagacité des jurés menés par Quentin Tarantino. Le premier est Italien, Les Conséquences de l'amour, deuxième long métrage de Paolo Sorrentino qui s'interroge sur ce que font les hommes d'affaires dans les hôtels des quatre coins du monde. L'Italie a été récompensée à trois reprises sur la Croisette depuis la création de la Palme d'or en 1975. La dernière datant de 2001 avec La Chambre du fils de Nanni Moretti. Le deuxième film en compétition ce jeudi vient du Japon, Nobody Knows. Pour son troisième long, Kore-eda Hirokazu s'inspire d'un fait divers (quatre enfants abandonnés) qui avait bouleversé le Japon en 1988. Le réalisateur connaît Cannes pour y avoir présenté Distance en 2001.

Photo : Brad Pitt est Achille dans le film "Troie" de Wolfgang Petersen (Copyright Warner Bros.)

Par Olivier CORRIEZ le 13 mai 2004 à 00:00
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