Alcoolémie : "un effet d'annonce du gouvernement"

Par Pauline Polgar, le 07 juillet 2004 à 18h23 , mis à jour le 08 juillet 2004 à 09h54

Alain Sutour, responsable CGT-Transport Urbain, réagit sur tf1.fr à la baisse du taux d'alcoolémie autorisé pour les chauffeurs de transports en commun. "Un effet d'annonce du gouvernement" lance-t-il.

bus autobus grève dépôt © INTERNE

tf1.fr : Comment réagissez-vous à la mesure baissant le taux d'alcoolémie de 0,5 g/l à 0,2 g/l pour les chauffeurs de transports en commun ?

Alain Sutour : Cela illustre relativement bien les méthodes du gouvernement : seul l'effet d'annonce l'intéresse. A la veille des vacances, la crainte des accidents de transport de voyageurs lui fait prendre ce genre de mesure pour éviter de s'interroger sur les véritables problèmes et ce, sans concertation avec les partenaires sociaux.

tf1.fr : Cette mesure ne concerne pas les chauffeurs de taxi. Qu'en pensez-vous ?

A.S : Je trouve cela totalement discriminatoire dans la mesure où elle ne concerne qu'une partie des professionnels du transport. En outre, en Ile-de-France, cela ne changera rien puisque les chauffeurs de la RATP sont déjà astreints à un taux zéro par l'entreprise. La seule différence résidera dans un contrôle policier et non plus interne.

tf1.fr : Quelles solutions préconisez-vous ?

A.S : L'élément fondamental en ce qui concerne les accidents routiers est la fatigue. Il aurait mieux fallu s'atteler à améliorer les conditions de travail et de sécurité des conducteurs en leur garantissant par exemple des temps de pause. Dans le même état d'esprit, l'amélioration obtenue avec la baisse du temps de travail a fait chuter le nombre d'accidents. Et aujourd'hui, la transposition d'une directive européenne va à l'encontre des avancées obtenues.

 

 

 

Par Pauline Polgar le 07 juillet 2004 à 18:23
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