Libération d'Alain Solé

Par C.M., le 06 août 2004 à 15h43 , mis à jour le 06 août 2004 à 17h19

La cour d’appel de Paris a décidé vendredi la remise en liberté conditionnelle du militant indépendantiste breton. Détenu depuis 1999, Alain Solé a été condamné à 6 ans de prison en mars dernier, pour trois attentats commis en 1998 et 1999.

[Expiré] Alain Solé © INTERNE

Le militant breton a quitté la prison de la Santé en fin d’après-midi. Il a dédié ses premiers instants de liberté à une détenue basque, qui s'est suicidée en juillet dernier à Fleury-Mérogis. Il a accablé la justice en dénonçant le sort réservé, "aux prisonniers politiques", une justice qui, selon lui a "tendance à confondre association de malfaiteurs et association culturelle".

Très ému, Alain solé a été accueilli par sa famille. Il avait appris sa libération dans la matinée. Incarcéré depuis octobre 1999, Alain Solé a été condamné à six ans de prison le 26 mars dernier par la cour d'assises spéciale de Paris, pour trois attentats commis entre 1998 et 1999. Il est également poursuivi pour un vol d'explosifs à Plévin, dans les Côtes-d'Armor.

La Cour d'appel de Paris est donc allée dans le sens du juge d'application des peines de Paris (JAP) en confirmant la décision de remise en liberté conditionnelle du 9 juillet dernier. Le parquet, qui avait aussitôt fait un appel suspensif de cette décision, indique qu’il n’a pas l’intention de se pourvoir en cassation.

" Pour une fois les magistrats ont fait preuve d'indépendance vis-à-vis d'un prisonnier politique", estime Maître Isabelle Coutant-Peyre, principale avocate d'Alain Solé. La cour d'appel a confirmé toutes les dispositions prévues par le JAP pour sa mise en liberté conditionnelle : résider chez sa fille à Nantes, soumettre les sorties de plus de 15 jours hors du département ou à l'étranger à l’autorisation du JAP, interdire la détention d’une arme et lui interdire l’accès sur les lieux où il a commis ses actions.

Le nationaliste souhaite voir de "vrais médecins" , "ici, c'est impossible de se faire soigner correctement", précise-t-il. Agé de 51 ans, il avait arrêté depuis 15 jours ses injections d'insuline et le traitement cardio-vasculaire malgré son diabète et un triple pontage coronarien, pour protester contre cet appel du parquet.

AFP - Photo de Stéphane de Sakutin

Par C.M. le 06 août 2004 à 15:43
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