Sarkozy : "Je n'ai pas l'habitude de me dérober"

Par P.M., le 17 août 2004 à 15h41 , mis à jour le 17 août 2004 à 16h26

Devant des élus et militants girondins réunis à Arcachon, le ministre de l'Economie a clairement exposé ses ambitions pour l'UMP, sans toutefois se déclarer candidat. Réponse officielle à la fin du mois.

sarkozy arcachon lci

Aux rares personnes qui doutaient encore de sa candidature à la tête de l'UMP, Nicolas Sarkozy a apporté une réponse sans ambiguité, mardi à Arcachon. Devant 1.200 élus fidèles et militants, le toujours ministre de l'Economie a affirmé qu'il savait maintenant quelles étaient ses "responsabilités" et qu'il n'avait "pas l'habitude de (se) dérober". Pour la candidature officielle à la succession d'Alain Juppé, il faudra toutefois patienter jusqu'à la fin du mois.

"Il nous faut un parti où il y a de la vie, du mouvement, du choix, des débats et de la passion. Et tant pis si l'UMP devient un peu turbulente. Qui pourrait s'en plaindre?", a-t-il lancé. Convaincu de la "confiance" des militants, Nicolas Sarkozy a lâché : "J'ai bien l'intention de m'en montrer digne", s'attirant les chauds applaudissements de l'assistance. "Je ferai tout pour être l'homme du rassemblement le plus large. Ce sera ma responsabilité", a-t-il poursuivi.

Décochant quelques flèches en direction d'Alain Juppé ("Le parti ne doit pas être le parti d'un homme mais d'une équipe incarnant des idées fortes et neuves"), le ministre considère que l'UMP n'a pas été construite pour 2002 ou 2007 mais pour porter les espoirs de la droite et du centre pour les 25 années à venir". Pour lui, il s'agit ni plus ni moins que d' "engager une véritable refondation doctrinale".

Bayrou et Villiers sollicités

Enfin, préparant d'ores et déjà le terrain pour l'élection présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy a tendu la main à l'UDF de François Bayrou, convaincu que " l'UMP ne pourra pas gagner seule, c''est une réalité incontournable". Pour lui, le parti "sera le coeur du rassemblement, la référence, la cohérence, et sans doute la force principale de la majorité", mais "peu importe de savoir à qui la faute dans l'incompréhension entre l'UMP et l'UDF. Ce qui compte, c'est qu'il y soit mis un terme sans que personne n'y perde la face".

Les souverainistes n'ont pas non plus été oubliés par le futur candidat à la présidence de l'UMP. "Ce que je dis pour l'UDF vaut tout autant pour le courant souverainiste de la majorité", a déclaré Nicolas Sarkozy. "Je ferai campagne pour le 'oui' à la Constitution européenne mais il n'y a pas que du faux dans ce que disent ceux qui sont inquiets de l'évolution européenne. Il faudra en tenir compte". Le ministre a indiqué que, le jour venu, il leur fera "des propositions".

Image LCI : Nicolas Sarkozy à Arcachon, mardi 17 août 2004.

Par P.M. le 17 août 2004 à 15:41
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