Essonne : 5 personnes âgées dans un état critique

Par Philippe MATHON, le 30 septembre 2004 à 07h33 , mis à jour le 30 septembre 2004 à 18h20

Trente-cinq pensionnaires d'une maison de retraite de Champcueil (Essonne) pourraient avoir été victimes d'une intoxication alimentaire. Cinq d'entre eux sont dans un état jugé "sérieux".

violence hopital lyon urgences © INTERNE

Trente-cinq résidents de la maison de retraite médicalisée Les jardins de Serena, à Champcueil (Essonne), pourraient avoir été victimes d'une intoxication alimentaire dans la nuit de mercredi à jeudi.

Selon nos informations, six pensionnaires ont été transportés dans la nuit vers l'hôpital Sud-Francilien d'Evry-Corbeil. Trois d'entre eux seraient maintenant dans un "état satisfaisant", selon les médecins. Les trois autres, "particulièrement âgés et souffrant de la maladie d'Alzheimer", seraient "plus lourdement touchés", avec de sérieux problèmes de tension et de déshydratation, selon la chargée de communication de l'hôpital, Catherine Denavarre, contactée par tf1.fr. D'après le ministre délégué aux personnes âgées, Hubert Falco, l'état de santé de deux autres personnes âgées serait qualifié de "sérieux".

"Sans doute victimes d'une intoxication alimentaire"

"Vers deux heures du matin, j'ai été informé de la dégradation de l'état de santé de certains pensionnaires. Je me suis rendue sur place. Plusieurs personnes souffraient de diarrhées et de vomissements. Certains ont perdu connaissance. Ils ont sans doute été victimes d'une intoxication alimentaire", a expliqué madame Bourgeois, l'infirmière coordinatrice de l'établissement, jointe jeudi matin par tf1.fr. Pour l'heure, l'hôpital Sud-Francilien d'Evry-Corbeil se refuse à tout diagnostic, le jugeant "prématuré".

Dans la nuit, quatre équipes du Samu sont venues renforcer l'équipe médicale. Les personnes touchées seraient âgées de 66 à 80 ans.

La maison de retraite compte actuellement soixante-quatorze pensionnaires pour quatre-vingt-huit places disponibles. Sans établir de lien avec le drame qui s'est déroulé la nuit dernière, Jérôme Guedj, vice-président du Conseil général de l'Essonne chargé des Affaires sociales, a affirmé que l'établissement avait fait l'objet d'une mise en demeure préfectorale en juillet, portant sur le taux d'encadrement.

Par Philippe MATHON le 30 septembre 2004 à 07:33
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