
Le soutien de Jacques Chirac à sa candidature à la présidence de l'UMP a fait figure de point de départ de l'intervention de Nicolas Sarkozy à l'université d'été du parti à Avoriaz. Devant plus de 1500 jeunes du parti entièrement acquis à sa cause et qui l'ont longuement acclamé à son arrivée, le ministre de l'Economie a expliqué qu'il souhaitait instaurer un "climat apaisé et confiant" dans la majorité et que le soutien présidentiel l'avait "touché" : "c'est un honneur et c'est un atout". Mais de poursuivre : "Le soutien du président ne doit pas faire oublier que la mission de l'UMP c'est préparer l'avenir. Et l'avenir c'est préparer 2007". D'ici là, son objectif est ambitieux : "L'UMP doit "devenir en deux ans la formation politique de référence pour la droite, le centre et les libéraux en Europe".
L'année 2007 peut être pour nous l'année de tous les espoirs et celle de tous les dangers", a estimé Nicolas Sarkozy. "Nous avons deux ans et demi pour nous préparer. Et cela ne sera pas de trop."Pour Nicolas Sarkozy, "2007 n'est pas un sujet tabou", "en parler, ce n'est pas mettre en cause l'autorité du président de la République (...) qui est des nôtres, que nous soutenons et que je soutiens". "Il ne s'agit pas d'organiser le parti de Nicolas Sarkozy après celui d'Alain Juppé ou de Jacques Chirac (...). Il s'agit de mettre un terme à cette spécificité de la droite française depuis 1981, qui n'arrive pas à additionner ses talents et qui perd tant d'énergie dans des oppositions personnelles, fratricides, destructrices", a-t-il souligné. "Nous soutiendrons tous ensemble tout simplement celui qui incarnera le mieux nos idées et sera le plus à même de rassembler le plus grand nombre de Français. Et moi je soutiendrai celui qui sera le meilleur. Voilà, c'est dit", a continué le ministre des Finances.
"Ni crise, ni drame, ni conflit"
Il a tenu tout de même à afficher son indépendance : "Je veux être garant de notre unité mais je veux également être celui de notre liberté. Liberté de ton. Liberté de proposition. Liberté de décisions. Libres et unis, voici ce que nous avons convenu avec Jacques Chirac. Le ministre de l'Economie a également évoqué son départ progra
mmé de Bercy : "Je respecterai" la décision de Jacques Chirac. Je présenterai le Budget de la France, je le défendrai, et une fois élu, conformément à ce que nous avons convenu avec Jacques Chirac, je quitterai le gouvernement. Il n'y aura ni crise, ni drame, ni conflit"."L'UDF n'est pas un adversaire"
L'ancien maire de Neuilly s'est engagé à "être l'homme du rassemblement" : "Gaullistes, centristes, libéraux, radicaux, nous allons constituer une nouvelle équipe pour la France en additionnant nos différences et en respectant nos identités". Le candidat à la présidence du parti a jugé qu'il fallait "que l'UMP refasse de la politique avec un fonctionnement profondément rénové et- des méthodes modernisées". Il a également expliqué que "L'UDF n'est pas un adversaire, mais un partenaire avec lequel nous travaillerons avec loyauté et confiance.(...) C'est toujours au plus fort de tendre la main."
En 1h15 de discours, pas une seule fois le nom de Jean-Pierre Raffarin n'a été cité par Nicolas Sarkozy. "Par respect" expliquait-on dans son entourage qui a confirmé l'apaisement des relations entre Jacques Chirac et l'homme de Bercy, évoquant un "accord scellé". Il semblerait par ailleurs que le projet de Nicolas Sarkozy pour l'UMP ne prévoirait pas la création de courants officiels. Dimanche, Nicolas Sarkozy et Jean-Pierre Raffarin devraient se présenter ensemble devant les militants réunis à Avoriaz.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




