© INTERNEJean-Pierre Raffarin a concédé mardi que le Pdg de France Télécom, Thierry Breton, faisait partie des candidats envisagés pour succéder à Nicolas Sarkozy à Bercy mais s'est refusé à préciser sur qui son choix s'était arrêté. Interrogé par une étudiante sur son éventuelle préférence pour M. Breton lors des Débats HEC à Jouy-en-Josas, le Premier ministre a déclaré : "vous brûlez". Il a toutefois aussitôt bifurqué en lui demandant si elle ne pensait pas également au ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy. Ce dernier figure parmi les noms régulièrement cités pour Bercy avec Hervé Gaymard, ministre de l'Agriculture, et Renaud Dutreil, ministre de la Fonction publique. "Nous n'avons pas arrêté la décision avec le chef de l'Etat. La décision, c'est une proposition du Premier ministre qui est faite au président et cela je le ferai à la fin du mois de novembre", a ajouté M. Raffarin.
Le Premier ministre a par ailleurs jugé "réaliste" une baisse de 10% du chômage sur l'année 2005 grâce à "la création nette" d'environ 240.000 emplois. Les programmes d'action mis en place par le gouvernement (loi de cohésion sociale, apprentissage, contrats sans charges...) "nous laissent penser qu'on peut mobiliser à peu près 800.000 emplois en plus en 2005", a-t-il ajouté.
"D'autres perspectives"
Sur un plan plus personnel, Jean-Pierre Raffarin a expliqué aux étudiants qu'après son passage à Matignon, il ne "courrait pas après un nouveau parcours politique" et envisagerait "d'autres perspectives", comme le monde "associatif" ou "entrepreneurial". "Il faut chercher d'autres formes de dépassement. Je crois que quand on a été très loin dans une voie, il ne faut pas rester nostalgique de cette voie, donc j'essaierai de construire autre chose après", a poursuivi M. Raffarin.
Pour lui également, "Matignon n'est vraiment pas un lieu où on peut bâtir une carrière politique (...) construire une trajectoire". "Jusqu'à maintenant, cela n'a pas été le cas de l'ensemble de mes prédécesseurs", a-t-il d'ailleurs noté. "Matignon, ce n'est pas un lieu que l'on peut souhaiter à l'un de ses proches amis. C'est vraiment un lieu dans lequel se concentrent un certain nombre de difficultés, une pression assez forte", a-t-il expliqué. Le Premier ministre sera ce soir l'invité de France 2.
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