
Nicolas Sarkozy a été élu président de l'UMP avec 85, 1 % des voix, Nicolas Dupont-Aignan a lui obtenu 9,1 % des voix et Christine Boutin a rassemblé 5, 82 % des voix. La participation a été de 53,29 %.
Sarkozy en fait-il trop ? Pour certains chiraquiens, cela ne fait aucun doute tant l'homme aurait du mal à se brider. Mais l'intéressé se défend d'avoir organisé "son sacre" : "Est-ce que vous connaissez des empereurs qui ont été élus?", a-t-il demandé à son arrivée au Bourget où selon lui 40 000 adhérents sont présents aujourd'hui.
Rendre le goût de la politique
Une chose est certaine : Sarkozy fait les choses autrement. Ce jour J qu'il a préparé minutieusement depuis des semaines symbolise la tâche qu'il s'est assignée comme président de parti : redonner aux Français le goût de la politique et du débat d'idées. Finies les grand-messes gaullistes et l'ambiance "à la papa". Il a été conseillé par le publicitaire Christophe Lambert (Publicis Conseil) et par le réalisateur de show télévisé Renaud Le Van Kim.
Visuellement, les innovations ont fait appel à la high tech utilisée depuis longtemps dans les conventions américaines. Derrière l'orateur se trouve un mur d'écrans plasma amovibles. Et pour permettre à l'assemblée de ne pas manquer une miette du spectacle, la scène est dominée par un autre écran, gigantesque et amovible.
"On va rajeunir la vie politique"
Faire du parti un lieu de vie, c'est aussi, pour Nicolas Sarkozy, accueillir les militants différemment. Dès samedi soir, les jeunes de l'UMP ont été conviés à une fête à la Olé Bodega, sur une île à Sèvres. "On va rajeunir la vie politique française. Elle en a besoin. On va montrer qu'on peut apporter du sang neuf, des idées nouvelles et un peu de joie", a promis le futur patron de la formation de droite au milieu de 3000 jeunes militants.
Dimanche, les participants ont eu l'occasion tout au long de la matinée d'assister à une demi-douzaine de débats organisés dans différentes "agoras" installées dans le Parc des expositions du Bourget. "Nous sommes en train de bâtir une nouvelle culture politique", a lancé le très sarkozyste député des Alpes-Maritimes, Christian Estrosi. A côté des "agoras", de nombreux restaurants offrent tout au long de la journée une cuisine variée, de régions de France ou d'autres pays de l'Union européenne, en lieu et place du traditionnel repas unique.
Un congrès à cinq millions d’euros ? |
(Image LCI : samedi soir à la Bodega)
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