Pas de sang de Géraldine Giraud sur le couteau

Par D.S., le 28 novembre 2004 à 10h56 , mis à jour le 28 novembre 2004 à 11h01

Selon "Le Parisien Dimanche", les dagues du forestier, mis en examen pour "enlèvement et séquestration", ne portent pas de traces de sang de la jeune femme ni de son amie, disparues depuis un mois dans l'Yonne.

le village la postolle enlevement geraldine giraud

Selon Le Parisien Dimanche, les expertises ont permis d'établir que le sang découvert sur les deux dagues de chasses n'est pas celui de Géraldine Giraud, 36 ans, la fille du comédien Roland Giraud, ni de son amie Katia Lherbier, 36 ans aussi. Il y aurait du sang d'origine animale, comme l'avait indiqué aux enquêteur, Jean-Pierre T., 41 ans, le forestier mis en examen depuis jeudi pour "enlèvements et séquestration" après la disparition depuis un mois des deux jeunes femmes près de Sens, dans l'Yonne. Il y aurait aussi un ADN humain sur les lames, mais pas celui des disparues, selon Le Parisien Dimanche.

Vendredi, les enquêteurs se montraient pessimistes après l'arrestation mardi du quadragénaire, retrouvé en possession des cartes bancaires de deux disparues en Seine-et-Marne, département limitrophe de l'Yonne. Identifié grâce à "l'utilisation des cartes bancaires", notamment dans des stations service, l'individu n'aurait fait aucune déclaration significative pendant sa garde à vue, déclarant simplement que ces cartes lui avaient été "données", de source policière. Par ailleurs, la jeune femme placée en garde à vue, vendredi soir, et petite amie du suspect aurait été remise en liberté hier, selon Le Parisien Dimanche.

La direction de la police judiciaire de Dijon est saisie de l'enquête, en collaboration avec celle de Versailles, compétente en Seine-et-Marne, où le suspect a été arrêté. Au parquet de Sens, on se montrait très discret vendredi sur cette affaire. "On est au début de cette affaire et je préfère rester prudent car on ne sait pas trop ce que c'est", a affirmé jeudi le procureur de Sens, Michel Meurant, en soulignant qu'aucune piste n'était écartée. "Enlèvements et séquestrations est le cadre juridique que l'on a fixé au juge d'instruction, car je ne sais pas où cela aboutira, c'est prématuré", a dit le procureur.

(Image LCI / Archives : le village près de Sens où ont disparu les deux jeunes femmes)

Par D.S. le 28 novembre 2004 à 10:56
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