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Douste-Blazy "de garde" à Pau

Edité par avec
le 25 décembre 2004 à 21h39 , mis à jour le 26 décembre 2004 à 21h33.
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3min
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SociétéPar solidarité, le ministre de la Santé a partagé la garde de nuit du personnel de l'hôpital psychiatrique de Pau, une semaine après le double-homicide commis dans cet établissement. Il a par ailleurs annoncé l'ouverture d'une enquête de l'Inspection générale des affaires sociales.

"A travers moi, ce sont tous les personnels hospitaliers de France qui viennent rencontrer les hommes et les femmes qui travaillent dans des conditions difficiles et qui ont besoin de solidarité et de force". Philippe Douste-Blazy a partagé, de samedi à dimanche, la garde de nuit avec le personnel de l'hôpital psychiatrique de Pau. Il a annoncé, en début de soirée, l'ouverture d'une enquête de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) après le double homicide commis il y a une semaine dans cet établissement des Pyrénées-Atlantiques. Elle devrait commencer "lundi ou mardi", a précisé le ministre qui a évoqué de possibles sanctions en cas d' "anomalies ou de manquements".

Samedi 18, les cadavres horriblement mutilés de Chantal Klimaszewski, 48 ans, et de Lucette Gariod, 40 ans, avaient été découverts par l'équipe de relève, à l'issue de la nuit de garde des deux femmes. Ces meurtres ont provoqué une très vive émotion au sein du personnel du centre où une cérémonie en hommage aux deux victimes a été organisée jeudi.

"Je sais que c'est difficile pour elles"

Durant "sa" garde, loin de laquelle les médias ont été tenus, le ministre avait prévu "de saluer tous les personnels de garde, d'astreinte -infirmiers, aide-soignants, médecins, mais aussi les malades - de tous les pavillons" de l'hôpital. "Le ou les assassins n'ont toujours pas été retrouvés, j'ai donc tenu à être avec les personnes qui continuent à travailler, je sais que c'est difficile pour elles", a-t-il expliqué. Au cours de la nuit, le ministre devrait également aller saluer le personnel du service des urgences de l'hôpital général de Pau, l'hôpital François Mitterrand.

Dans la journée de samedi, le ministre avait effectué une visite dans le service d'onco-pédiatrie de l'hôpital Armand Trousseau (12e arrondissement de Paris) où il a rencontré le personnel soignant et des enfants malades du sida ou atteints d'un cancer. Il est revenu sur le meurtre qui aurait été perpétré en octobre 2002 à l'hôpital européen Georges-Pompidou à Paris. "Si cela s'avère vrai, c'est d'une gravité extrême et cela voudrait dire que le certificat de décès qui a été fait il y a deux ans était faux", a-t-il souligné. Un malade psychiatrique, soupçonné d'avoir tué un voisin de chambrée en octobre 2002 dans cet établissement, a été écroué mercredi par un juge parisien après qu'une autopsie eut révélé le meurtre. L'hôpital avait conclu à l'époque à une mort naturelle. Le ministre de la Santé avait là encore annoncé, vendredi, l'ouverture d'une enquête de l'Inspection générale des Affaires sociales (Igas).

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