Lutter contre la violence dans les stades

Par P.M. (Avec AFP), le 17 décembre 2004 à 11h08 , mis à jour le 17 décembre 2004 à 11h24

Le garde des Sceaux Dominique Perben recevra mardi les présidents de six clubs de football pour leur présenter les mesures qu'il entend prendre contre la violence et le racisme dans les stades.

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Pour la première fois, la Chancellerie réunira mardi les présidents des formations de Bastia, Marseille, Lyon, Saint-Etienne, Strasbourg et Paris pour leur présenter notamment deux projets de décrets afin de lutter contre la violence dans les stades.

Le premier devrait consister à donner davantage de pouvoir aux stadiers, ces jeunes qui assurent une partie de la sécurité dans les stades. Ceux-ci pourraient désormais avoir le droit de fouiller les supporteurs. Le second texte "nous permettra de donner plus facilement des informations sur les condamnations qui auront été décidées par la justice aux responsables des clubs, de façon à mieux appliquer notamment l'interdiction de stade", l'une des mesures à la disposition des juges, a expliqué le garde des Sceaux Dominique Perben. Priorité avancée par la Chancellerie : juger plus rapidement les fauteurs de trouble qui verraient leur condamnations d'interdiction de stade alourdies d'une obligation de pointer au commissariat pendant les matches.

Des matchs interrompus ?

Après plusieurs incidents récents - banderoles homophobes lors d'un PSG-OM, caillassage d'un bus des joueurs marseillais, agressions racistes de deux joueurs noirs de Bastia - les clubs, qui estiment avoir beaucoup progressé en matière de sécurité, reprochent principalement à la justice de ne pas condamner assez efficacement les fauteurs de troubles. "Ce qu'il faut surtout c'est que la sévérité soit exemplaire, de la part de la police comme de la justice. Nos supporteurs, quand ils vont en Angleterre, ils savent très bien qu'ils ne peuvent pas se permettre de faire les mêmes choses qu'en France", témoigne Christophe Bouchet, président démissionnaire de l'OM.

Sur ce point, Jean-François Lamour, ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, souhaite que les arbitres n'hésitent pas à interrompre les matches de football en cas de violences. A l'appui de son projet, le ministre cite le match Paris-SG - Marseille, disputé le 13 novembre dernier au Parc des Princes. Selon lui, il aurait dû être interrompu alors que le Marseillais Fabrice Fiorèse, ex-joueur du PSG, devait tirer les corners sous la protection des boucliers des forces de l'ordre pour éviter une pluie de projectiles.

Par P.M. (Avec AFP) le 17 décembre 2004 à 11:08
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