L'Etat "mobilisé" pour retrouver Aubenas

Par D.S. (avec AFP), le 09 janvier 2005 à 13h41 , mis à jour le 10 janvier 2005 à 12h39

Lors de ses voeux à la presse lundi Jean-Pierre Raffarin a rappelé sa détermination concernant le sort de la journaliste de Libération disparue avec son interprète depuis mercredi en Irak.

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"L'Etat mobilise tous ses moyens pour retrouver Florence Aubenas". Lors de ses vœux à la presse lundi mati, le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, a rappelé sa détermination concernant le sort de la journaliste française du quotidien Libération disparue mercredi en Irak.

"Nous connaissons son courage. Nous rassemblons actuellement toutes les informations nécessaires à l'issue heureuse que nous souhaitons et que nous voulons tous", a dit le Premier ministre en rappelant que la détermination restait également "totale pour obtenir la libération d'Ingrid Betancourt".

"Nous ne souhaitons évidemment pas que des journalistes exposent leur vie, en particulier en Irak, même si je comprends votre volonté d'information qui honore votre métier et qui vous honore. Mais mon devoir de Premier ministre est de prévenir de l'extrême chaos d'un pays dans lequel l'insécurité crée un danger extrême", a poursuivi Jean-Pierre Raffarin. Il a annoncé avoir "demandé au ministre des Affaires étrangères d'examiner dès cette semaine avec les responsables de la presse écrite et audiovisuelle les conditions pour pouvoir travailler dans ces circonstances, de réfléchir aux précautions à prendre".

Le Quai d'Orsay avait accueilli avec beaucoup de circonspection la nouvelle selon laquelle la journaliste de Libération et son interprète irakien seraient "en bonne santé". Dimanche matin, les autorités françaises ne faisaient état d'aucune information supplémentaire. "Nous avons reçu des indications de la part de journalistes qui ont rencontré des hommes armés, selon lesquels ils sont en bonne santé", avait déclaré Michel Barnier dimanche sur Europe 1. "Ce n'est qu'une indication intéressante que nous nous attachons à vérifier", a nuancé le ministre des Affaires étrangères. "Ce n'est pas une preuve".

"Très, très fière"

Le ministre avait assuré que "le Quai d'Orsay, tous nos services sur place à Bagdad, se sont à nouveau mobilisés comme nous l'avons été du premier jour jusqu'à leur libération pour Christian Chesnot et Georges Malbrunot", en référence aux deux journalistes français libérés le 21 décembre après quatre mois de captivité.

Samedi soir, la mère de la journaliste, Jacquelines Aubenas, elle-même journaliste et professeur de cinéma à Bruxelles s'est déclarée "très, très fière" de sa fille mais a confié à RTL se sentir "réduite à une inertie douloureuse". "Le Quai d'Orsay a mis en place une cellule de crise qui fonctionne nuit et jour et je peux téléphoner quand je veux", a indiqué Jacquelines Aubenas. "Ils sont vraiment extrêmement concernés et responsables. Et à Libération aussi nuit et jour, on s'occupe de Florence", a-t-elle ajouté.

Le soutien des écrivains

Plusieurs écrivains mondialement connus, dont trois prix Nobel de littérature, ont appelé dimanche "ceux qui en ont le pouvoir" à rendre immédiatement sa liberté à Florence Aubenas. "Bien qu'aucune information ne soit venue confirmer pour le moment l'hypothèse d'un enlèvement, nous tenons à exprimer notre profonde inquiétude et notre solidarité à l'égard de la journaliste française de Libération, collaboratrice de notre revue Autodafé et que nous considérons comme une des nôtres", selon un communiqué du Parlement international des écrivains.

(Image d'archive : Florence Aubenas)

Par D.S. (avec AFP) le 09 janvier 2005 à 13:41
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