© INTERNELes familles françaises sont sur les bords de la mer Rouge depuis dimanche, arrivées à bord d'un avion spécial affrété par Fram. Elles sont venues commémorer, ce 3 janvier en Egypte, le premier anniversaire de la tragédie aérienne de Charm el-Cheikh, au cours de laquelle 148 passagers et membres d'équipage ont péri. Le programme prévoit une cérémonie de recueillement devant le mémorial provisoire érigé à la hâte l'an dernier à la mémoire des victimes, face à la mer. Un nouveau mémorial devait être inauguré à cette occasion, mais les travaux ayant pris du retard, le monument n'a pu être terminé à temps pour cette première commémoration. L'ambassadeur de France en Egypte Jean-Claude Cousseran présidera la commémoration ; quant au secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Renaud Muselier, qui devait assister aux cérémonies, il a dû renoncer au voyage à la suite des raz-de-marée en Asie. Les familles des 13 victimes égyptiennes – qui attendent toujours les indemnités promises par la compagnie publique d'assurances Al-Charq – n'ont pas été invitées à cette cérémonie du souvenir.
Un an après la catastrophe, l'enquête n'a pu encore expliquer les causes du drame. Flash Airlines, propriétaire du Boeing tombé au large de Charm El-Cheikh le 3 janvier, a été assignée en justice par des avocats des familles des disparus. Un juge d'instruction de Bobigny, André Dando, avait été saisi du volet judiciaire français de la catastrophe. Le parquet français avait ouvert une information judiciaire pour "homicide involontaire". La piste terroriste ayant été rapidement écartée, le décryptage des deux boîtes noires de l'appareil ont révélé des incohérences expliquant le "comment" du drame, mais pas encore le "pourquoi", selon le chef des enquêteurs égyptiens.
Un rapport final attendu vers juin 2005
Les autorités égyptiennes ont publié le 11 novembre un "rapport factuel", disponible sur internet
, relatant seconde par seconde le déroulement du vol, depuis le décollage de l'aéroport de Charm el-Cheikh jusqu'à la chute de l'appareil en mer Rouge, trois minutes plus tard. Ce rapport strictement factuel sera suivi d'un rapport d'analyse et d'un rapport final vers juin 2005, dans lequel les enquêteurs donneront leurs conclusions sur les causes du drame, après avoir analysé la masse énorme de données recueillies dans les deux boîtes noires.Les enquêteurs sauront alors si la chute du Boeing était due à un défaut du pilote automatique. Dans la chronologie des événements présentée le 11 novembre aux journalistes, il apparaît que le pilote automatique n'a pas répondu aux commandes, provoquant l'étonnement du pilote, alors que l'avion continuait à s'incliner dangereusement vers la droite, dans le sens inverse à son plan de vol.
Photo d’ouverture : les recherches en mer après le crash - archives
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