Le meurtrier présumé d'un ado écroué

le 06 janvier 2005 à 20h43 , mis à jour le 06 janvier 2005 à 20h45

L’homme s’était rendu à la police mercredi, deux jours après la mort de "Boubou", un adolescent de 16 ans, poignardé dans une cité des quartiers nord de Marseille. Connu de la police notamment pour trafic de stupéfiants, il risque la réclusion criminelle à perpétuité.

fait divers policiers (étiquette vignette) © INTERNE

Un homme de 32 ans, qui a reconnu être l'auteur du coup de couteau ayant coûté la vie lundi à un adolescent de 16 ans dans une cité des quartiers nord de Marseille, a été mis en examen jeudi pour homicide volontaire et placé en détention provisoire. Un autre homme qui avait été placé en garde à vue dans cette affaire, a été mis hors de cause et remis en liberté.

Yacine Haouachi devra répondre du chef de "meurtre en état de récidive d'un délit puni de 10 ans d'emprisonnement", en l'occurrence une condamnation en 2000 à trois ans et demi de prison pour trafic de stupéfiants, et encourt de ce fait la réclusion criminelle à perpétuité, a précisé le parquet. Il s'était rendu à la police mercredi à Marseille et avait été placé en garde à vue. Père de trois enfants, il a déjà été condamné quatorze fois: pour des infractions routières, pour désertion et insoumission, mais surtout pour vol et recel et pour trafic de stupéfiants.

"Il faut que cela s'arrête là"

La victime, Sébastien, surnommé "Boubou", qui portait sur elle des barrettes de haschich, était également connue de la justice. L'adolescent avait fait l'objet d'une "assistance éducative" après avoir commis des violences scolaires sur un camarade en mars 2003, mesure relayée par un contrôle judiciaire.

Sébastien a été mortellement blessé d'un coup de couteau lundi dans la cité des Rosiers à Marseille. Il est décédé lundi soir à l'hôpital militaire Laveran. Selon l'autopsie, il a été frappé d'un seul coup de couteau au thorax qui a atteint le coeur provoquant une hémorragie massive.

Le jeune garçon a été enterré jeudi après-midi dans un cimetière de la ville lors d'une cérémonie sobre et emplie d'émotion, en présence d'environ 200 personnes, membres de la famille et amis. De nombreux jeunes de la cité des Rosiers avaient fait le déplacement. "Notre religion nous interdit de nous faire vengeance nous-mêmes, il faut que cela s'arrête là. Et puis, il y a Dieu, et la justice française fera le reste", a déclaré Marie Mahfoud, une amie de la famille.

le 06 janvier 2005 à 20:43
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